Creil

Creil est une commune française, localisée dans le département de l'Oise et la région Picardie. Localisée dans la vallée de l'Oise, au nord de la région parisienne, cette ville de près de 34 000 habitants, nommés Creillois, est au centre d'une...



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Creil - Commune de l'Oise

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Creil
Quartier Saint-Médard, à Creil (Oise)
Quartier Saint-Médard, à Creil (Oise)
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chef-lieu du Canton de Creil-Sud
+ Canton de Creil-Nogent-sur-Oise)
Code commune 60175
Code postal 60100
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Villemain
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération creilloise
Site Web mairie-creil. fr
Démographie
Population 33 837 hab. (2007)
Densité 3 051 hab. /km2
Aire urbaine 101 982 hab. ()
Gentilé Creillois
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 30″ Nord
       2° 29′ 00″ Est
/ 49.2583333333, 2.48333333333
Altitudes mini. 26 m — maxi. 129 m
Superficie 11, 09 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Creil est une commune française, localisée dans le département de l'Oise et la région Picardie. Localisée dans la vallée de l'Oise, au nord de la région parisienne, cette ville de près de 34 000 habitants, nommés Creillois, est au centre d'une agglomération de plus de 100 000 habitants, la seconde de la région.

Siège d'un château royal au Moyen Âge, Creil s'est en particulier développée au cours du XIXe siècle, grâce à une industrie bénéficiant de la présence du chemin de fer à partir de 1844 et de la proximité de la capitale. Spécialisée tout d'abord dans la faïence, l'agglomération est devenue un grand centre métallurgique et abrite à partir du XXe siècle de plusieurs usines liées au secteur automobile. La ville, dont le site historique est localisé sur l'île Saint-Maurice puis sur la rive gauche, s'est étendue aux alentours de la gare, sur la rive droite à partir de 1850. Avec la période des Trente glorieuses, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sont édifiés sur le plateau dominant la vallée. La ville subit cependant de plein fouet la crise du secteur métallurgique à partir des années 1970, entraînant une montée du chômage et des problèmes sociaux, qui se concentrent dans les quartiers du plateau. Un important projet de renouvellement urbain, lancé en 2007, concerne plusieurs quartiers de la ville.

Géographie

Localisation

Creil est localisée dans le bassin parisien, au sud de la Picardie. Elle est localisée historiquement à la limite entre le Valois et le Beauvaisis. Creil est localisée à 45 km de Paris, 35 km de Beauvais et 72 km d'Amiens[1].

Communes limitrophes de Creil
Nogent-sur-Oise
Montataire Creil Verneuil-en-Halatte
Saint-Maximin Apremont

Creil est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) composée de 17 communes : Angicourt, Blaincourt-lès-Précy, Brenouille, Cinqueux, Laigneville, Monceaux, Monchy-Saint-Éloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Précy-sur-Oise, Rieux, Saint-Leu-d'Esserent, Thiverny, Verneuil-en-Halatte, Villers-Saint-Paul, Villers-sous-Saint-Leu, comprenant ainsi 101 100 habitants[2], [3]. C'est la première agglomération de l'Oise et la seconde agglomération de Picardie[4]. Son aire urbaine reprend les mêmes limites avec une commune de plus : Saint-Vaast-lès-Mello, comprenant ainsi 101 982 habitants[5].

La ville est traversée par l'Oise. Ville porte du Parc naturel régional Oise-Pays de France, Creil est bordée à l'est par la forêt d'Halatte et au sud-est par la Forêt de Chantilly,

Topographie et géologie

Le site originel de la ville est un ancien gué sur la rivière Oise, en contrebas d'un plateau dominant la vallée. Le site étant particulièrement étroit sur la rive gauche, la ville s'est étendue sur la rive droite, bien plus large et plate. Entre les deux, se trouve l'île Saint-Maurice. Le point le plus bas est localisé au niveau de la rivière, en aval de la ville, à 25 m d'altitude. Le point le plus haut est localisée dans la forêt de la Haute-Pommeraie, à 129 m de haut.

La ville ancienne est construite sur des sables cuisiens sur la rive gauche, tandis que, sur la rive droite, elle se développe sur des limons récents. Le plateau se compose de calcaire du Lutétien recouvert, sur le territoire de la commune, par des limons[6]. La position en rebord de plateau, avec l'affleurement de la roche, a favorisé le développement de carrières de pierre puis d'habitations troglodytes, nommées «tufs», qui ont actuellement presque toutes été murées[7].

Hydrographie

La ville est traversée par l'Oise qui donne son nom au département. Elle s'y sépare en deux bras où se trouve l'île Saint-Maurice.

En aval immédiat de la commune, se trouve un barrage nommée barrage ou écluse de Creil, localisé en réalité sur la commune de Saint-Leu-d'Esserent. Ce barrage a été complètement reconstruit en 2003-2004 pour procéder à une modernisation de son mode de fonctionnement, l'ancien datant de 1902. Il possède deux passes navigables de 31 m, une passe non navigable de 12 m ainsi qu'une passe à poissons. Il est pourvu de clapets métalliques pesant jusqu'à 50 tonnes. Le site intègre deux écluses de 125 m et 185 m de long qui ont elles aussi fait l'objet d'une rénovation en 2002-2003[8].

L'Oise, en aval de Creil, a fait l'objet d'un dragage pour limiter les risques de crues mais également de permettre le passage de péniches de lourd tonnages (jusqu'à 4 000 tonnes), dans le cadre du projet de Liaison Seine-Escaut mené par Voies navigables de France[9].

Climat

Creil connaît un climat océanique dégradé. Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2008 :

Relevé météorologique de Creil
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3, 5 1, 2 3, 7 4, 6 10 11, 5 13 13, 7 8, 6 6, 5 4, 3 -0, 3 6, 7
Température moyenne (°C) 6, 2 5, 7 6, 9 9, 3 15, 5 16, 5 18, 6 18, 2 13, 9 10, 7 7, 2 2, 2 10, 5
Température maximale moyenne (°C) 9 10, 2 10, 1 14, 1 20, 9 21, 5 24, 3 22, 8 19, 3 14, 9 10, 2 4, 8 15, 2
Précipitations (mm) 53 38 91 53 64 24 34 71 29 76 47 31 611
Source : Météo France - Station météo de la base aérienne de Creil[10]


Voies de communication et transports

Réseau routier

Articles détaillés : A1 et Route nationale 16.

L'ancienne route nationale 16, ancienne route royale qui allait de Pierrefitte-sur-Seine à Dunkerque en passant par Amiens, traversait jadis la ville par le centre-ville et la rue de la République. Désormais numérotée Départementale 1016, elle bénéficie d'une rocade à quatre voies qui contourne la ville par l'est . Les D200 et D201 permettent pour leur part de contourner la commune par l'ouest . Creil est d'autre part reliée à l'Autoroute A1 par la D1330 qui passe par Senlis et permet ainsi de rejoindre Paris. Elle est aussi reliée à Beauvais par la D1016 et la RN31, elles aussi à quatre voies.

Réseau ferroviaire et transports en commun

Entrée de la gare de Creil
Article détaillé : Gare de Creil.

La gare de Creil forme un véritable nœud ferroviaire, carrefour alimenté à la fois par les trains de la ligne D du RER, du réseau Paris-Nord du Transilien (ligne H), le TER Picardie et enfin le corails Intercités. Ces lignes permettent de rejoindre Paris-Gare du Nord, Pontoise, Compiègne, Amiens, Beauvais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Quentin. Cependant, la majeure partie des trajets se font depuis et vers Paris : par le Corail Intercités, directs en 25 mn, le TER, semi-directs en 32 mn ou encore le RER, omnibus en 52 mn. Le trajet Paris-Creil a représenté 1 193 000 voyages en 2006[11].

La communauté de communes de l'agglomération creilloise dispose d'un service de bus depuis 1979, géré par la Société de transport de l'agglomération creilloise (STAC). Celle-ci met en œuvre le transport sur 10 lignes régulières et 6 lignes scolaires avec 37 bus pour 400 trajets par jour. Le billet à l'unité coûte 1, 10 €. Sur ce réseau centré principalement autour de la gare, 4 lignes desservent les quartiers du plateau (Ligne 1, 2 6 et 8). Les lignes 3, 5 et 10 desservent les quartiers de la commune localisés sur la rive droite[12].

Réseau fluvial

Creil possède un port fluvial de commerce sur l'Oise. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise[13]. Canalisée à grand gabarit, la rivière permet le passage à Creil de péniches atteignant jusqu'à 180 m de long pour 11, 50 m de large et un poids de 4 000 tonnes. Creil se trouve ainsi à légèrement moins de 50 km de la confluence avec la Seine par voie fluviale[14].

Aérodrome et aéroports

Articles détaillés : Base aérienne 110 Creil, Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et Aéroport de Beauvais-Tillé.

Le seul aérodrome localisé sur le territoire de la commune, celui de la base aérienne militaire (code AITA : CSF), sur le plateau, est réservé aux aéronefs militaires ainsi qu'à quelques avions civils avec restriction. L'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible en 30 minutes via l'autoroute (autoroute A1) et l'Aéroport de Beauvais-Tillé en 30 minutes. Il existe une ligne de bus régulière entre Creil et Roissy-Charles de Gaulle via Senlis qui fait la liaison en 45 mn[15].

Urbanisme

Morphologie urbaine

Creil est constitué de plusieurs quartiers nettement différents.

Le centre-ville est localisé de part et d'autre de la rivière et en partie sur l'île Saint-Maurice. C'est un quartier dense constitué d'immeubles mélangeant habitat, commerces et services. Ce quartier ancien et dense a subi de lourds bombardements lors de la Deuxième Guerre mondiale et a été reconstruit dans les années 1950, surtout dans la zone localisée à proximité de la gare. Il a connu ensuite une politique de résorbtion de l'habitat insalubre sous la forme d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC) dans les années 1970[16].

Le quartier de Gournay - les Usines : c'est un quartier industriel ancien en voie de totale désindustrialisation, partagé avec la commune de Montataire et celle de Nogent-sur-Oise plus à la marge. Seules quelques usines sont toujours en activité, le reste du quartier étant partagé entre des zones d'activités en cours de reconversion et des maisons de villes prenant quelquefois la forme de cités ouvrières. Le quartier fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine, ce qui est exceptionnel pour une zone d'habitat individuel[17].

Le quartier du plateau peut être distingué lui-même en trois quartiers :

L'espace communal intègre aussi deux anciens villages jadis scindés de la ville :

Politique de la ville dans la commune

Très tôt, certains quartiers de la commune sont pris en charge par les politiques de la ville mises en place par les gouvernements successifs. Le quartier Rouher entre ainsi dès 1980 dans le processus baptisé alors «Développement social des quartiers» (DSQ) puis un premier contrat de ville est signé en 1989, en association avec la commune de Villers-Saint-Paul, un deuxième en 1994 avec les communes de Montataire et de Nogent-sur-Oise. Dans ce dernier cadre, le quartier Rouher est défini comme une zone urbaine sensible en 1996 et fait l'objet d'une zone franche urbaine dès 1997, toujours valable aujourd'hui. En 2000, un troisième contrat de ville est signé avec les mêmes communes et dans ce cadre, est défini un grand projet de ville qui est signé en 2001, s'occupant ici encore du quartier Rouher et cette fois-ci du quartier Gournay-Les Usines[23], [24].

En septembre 2007, un projet de renouvellement urbain est signé avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour l'agglomération creilloise (Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire et Villers-Saint-Paul) [25]. Ce projet concerne pour la commune de Creil, deux quartiers :

En juin 2007, un contrat urbain de cohésion social, succédant aux contrats de ville, est signé entre la communauté de communes et l'État pour une durée de deux ans et concerne à Creil, cette fois-ci, toujours le quartier Rouher, mais également la Cavée de Senlis et le quartier du Moulin-Ouest[27].

Logement

Il existe 13 206 logements à Creil en 2006 : 94, 3 % sont des résidences principales, 83 % sont des appartements. Par comparaison, uniquement 31 % des logements du département sont des appartements. Les logements comportent en moyenne 3, 3 pièces contre 4, 2 dans le reste de l'Oise. Parmi ces logements, 77, 5 % sont en location, dont 6 829 des logements HLM loués vides, soit 54, 8 % du total[28], [29].

Parmi les bailleurs sociaux, Oise Habitat possède 5 697 logements localisés dans l'ensemble des quartiers de la ville, soit 43 % des logements de la ville et 83 % des logements sociaux. On trouve ensuite Le Logement francilien, qui possède 1200 logements localisés dans le quartier Rouher et l'OPAC de l'Oise, organisme lié au Conseil général de l'Oise, qui possède 600 logements sur le plateau[30].

Toponymie

Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans un texte en 656 sous le nom Criolo dans une Vie de saint Éloi, ensuite Crioilum vers 672, puis plus ensuite, sous la forme Credilium en 851. Cretheltense castrum sert à désigner un château dans un texte de 942[31] et Credulii vers 1115.

Si on exclue les formes de 656 et 672, il est envisageable d'identifier dans Creil le nom de personne gaulois Credius, suivi du suffixe -ialo[32]. Xavier Delamarre[33] associe aussi cet anthroponyme à Credus et Credanus, autres noms de personnes attestés, peut-être issus du mot crid (io) - signifiant «cœur» (avec r >ri > re), même racine que le vieil irlandais cride, cœur et le breton kreiz, centre, milieu[33]. D'autres auteurs, cités par François de Beaurepaire[34] y décèlent le mot latin creta > craie (creide XIe siècle) ce qui est phonétiquement et sémantiquement envisageable.

Le second élément s'analyse comme ialon qui est un appellatif et non un suffixe selon X. Delamarre[35] et qui a signifié «lieu défriché», «clairière» avant de prendre le sens de «village» (cf. gallois ial, tir ial, clairière, espace découvert). Le plus souvent, il donne la finale -euil ou -ueil dans le nord de la France, mais exceptionnellement on trouve -eil (voir aussi *Corbo-ialum > Corbeil) [33].

Cependant, si on tient compte seulement des formes les plus anciennes Criolo et Crioilum, elles sont identiques à celles de Criel-sur-Mer (Criolium 1059 ; Crioil 1070) et Saint-Germain-du-Crioult (Crioil 1198) [32], [34], basées sur un élément non identifié *cri- et les formes en Cred- de Creil seraient liées à une latinisation savante suivant un processus bien connu d'autre part. En fin de compte, seul l'appellatif ialon est identifié avec certitude.

Histoire

Préhistoire de la ville

Les traces archéologiques les plus anciennes à Creil sont localisées sur le plateau, en limite de la commune de Saint-Maximin. Une station d'époque néolithique est attestée sur le site de Canneville, où de nombreux outils lithiques ont été retrouvés[36]. Les archéologues pensent que ce site a servi d'oppidum à l'époque gauloise, dominant la vallée de l'Oise du haut de l'éperon rocheux. Une petite nécropole d'époque de l'âge du bronze final a été mise au jour lors de fouilles réalisées légèrement plus au nord, à l'emplacement du parc d'activité Alata, en 1999-2000[37].

À l'époque gallo-romaine, la commune est le lieu de passage d'une voie allant de Senlis (Augustomagus) à Beauvais, en passant l'Oise par un gué au niveau de l'écluse actuelle. Un trésor monétaire, datant de 273 à peu près, a d'ailleurs été retrouvé à cet lieu en 1974. Cette voie traversait un petit vicus, nommé Litanobriga, que plusieurs archéologues situent sur le plateau, à l'entrée de la forêt de la Haute-Pommeraie actuelle[38].

La ville au Moyen Âge ainsi qu'à l'époque moderne

La première indication de l'existence de la ville date de 633 à peu près. À cette date, selon la Vie de saint Éloi, écrite par Dadon de Rouen, le roi mérovingien Dagobert Ier y reçoit l'hommage du roi breton Judicæl. Au Xe siècle, c'est un château appartenant aux seigneurs de Senlis, localisé sur l'actuelle île Saint-Maurice. Vers 1150, la collégiale Saint-Evremond est fondée à proximité du château, accueillant des reliques faisant l'objet d'un pèlerinage particulièrement suivi. Un bourg se développe sur l'extrémité de l'île mais également sur la rive gauche de la rivière, autour d'une nouvelle paroisse, Saint-Médard. Ce développement est tel qu'une charte communale est accordée le 23 janvier 1197 par le seigneur Louis de Clermont autorisant les bourgeois de la ville à tenir un conseil de ville. Un hôtel-dieu et une maladrerie sont présentes dans la ville dès le XIIe siècle. Louis IX prend la seigneurie et les rois de France y résident régulièrement. Charles le Bel y nait en juin 1294[39].

La révolte de la Grande Jacquerie est initiée à Saint-Leu-d'Esserent en 1358, juste au sud de la commune. En 1374, Charles V de France intervient pour faire restaurer le marché de la commune puis rachète l'année suivante la seigneurie à Wenceslas, fils de Béatrice de Bourbon et de Jean Roi de Bohême et comte de Luxembourg. Des travaux sont alors lancés pour reconstruire la forteresse. Charles VI de France, atteint de folie, y est envoyé en résidence. La ville subit plusieurs combats de la Guerre de Cent Ans et est définitivement reconquise en 1441.

À l'époque moderne, la ville est de nouveau occupée par des troupes armées : en 1567, la ville est prise par les Huguenots, puis à nouveau occupée au cours de la Fronde. En 1782, la seigneurie, qui est entrée dans les propriétés des Princes de Condé, est commercialisée par ceux-ci à Pierre Juéry, un magistrat d'origine roturière. Pendant cette période, l'activité économique de la ville se limite à l'exploitation de la pierre et de la meunerie le long de la rivière.

Le développement industriel du XIXe siècle

En 1797, un industriel parisien d'origine irlandaise créée une manufacture de cristal, rapidement transformée en faïencerie. En 1810, l'Oise est reliée à l'Escaut par le tout nouveau Canal de Saint-Quentin et des travaux de canalisation de la rivière sont entamés à partir de 1825. Une nouvelle industrialisation se développe alors dans la commune, sous la forme de four à chaux, à plâtre et de tanneries. Les forges de Montataire, créée en 1793, se développent réellement à partir des années 1830.

En 1846, l'industrie est de nouveau relancée par l'arrivée du chemin de fer et la création de la ligne Paris - Lille. La ville se trouve ainsi en connexion directe avec les approvisionnements en fer et charbon du nord et de l'est de la France, d'un côté ainsi qu'à proximité immédiate du débouché parisien de l'autre. Cette fois-ci, l'installation de nouveaux établissements se fait sur la rive droite, autour de la nouvelle gare. Plusieurs usines métallurgiques s'y installent, aux limites des communes voisines : on y trouve des tréfileries, clouteries. Des manufactures leur emboîtent le pas : fabriques de coffres forts Fichet, de machines à imprimer Voirin et Marinoni à Montataire, les ateliers de constructions metallique Daydé et Pillé, ou encore la fonderie d'alliages cuivreux Montupet à Nogent. Les besoins de l'armée lors de la Première Guerre mondiale redonne un coup de fouet à l'activité de l'agglomération, localisée parfaitement à proximité du front, avec l'installation de la fonderie de zinc Vieille Montagne et l'usine de produits chimiques de Villers-Saint-Paul.

Des logements pour les ouvriers sont fabriqués sous la forme de cités : la cité Saint-Médard, la plus ancienne (1866), sur la rive gauche, en lien avec la faïencerie, mais également les cités Lucile, Vieille-Montagne (1925) et de la Tonnellerie (fin des années 1920) [40].

Creil au XXe siècle

Les lendemains de la Première Guerre mondiale marquent un tournant politique pour la ville : la SFIO remporte les élections municipales portant Jules Uhry, avocat d'affaire, à la tête de la commune. Creil est resté depuis un fief socialiste sans interruption. Uhry mène une politique de modernisation municipale sur le modèle des communes socialistes de la région parisienne avec la création de nombreux services : assainissements, ramassage des ordures, écoles professionnelles, équipements sportifs (piscine, vélodrome) et logements sociaux (cité-jardin sur le rebord du plateau). Les usines connaissent en parallèle des difficultés économiques lors de la crise des années 1930[41].

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, deux mouvements de résistance se distinguent dans la commune : l'Organisation civile et militaire et Libération-Nord, d'influence socialiste. Jean Biondi, maire de la ville et député parmi les 80 ayant refusé les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, anime ce dernier réseau. Il est arrêté en 1942 et relayé par Gabriel Havez. À partir de 1943, la ville subie de lourds bombardements : Creil permet de la fois de base aérienne pour la Luftwaffe (sur l'actuelle base aérienne) et de nœud ferroviaire essentiel, et est voisine des carrières de Saint-Maximin et de Saint-Leu-d'Esserent que servent de base aux V1 de l'armée allemande[41].

Après guerre, les trente glorieuses marquent le retour de l'activité dans la commune et l'agglomération généralement. Dans les années 1950, trois entreprises y embauchent plus de 4 000 personnes : Usinor, qui a absorbé les forges de Montataire, Francolor, l'usine de produits chimiques basée à Villers-Saint-Paul, et l'usine Brissonneau, qui produit des véhicules de marque Chausson. Pour répondre à cette demande en main d'œuvre, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sur le plateau et des travailleurs immigrés viennent s'installer, originaire le plus fréquemment d'Afrique du nord[41].

À partir de la fin des années 1960, l'industrie métallurgique connaît ses premières difficultés. Les plus grandes usines voient leurs effectifs fondre ou ferment : Vieille Montage en 1992, Chausson en 1996. Ces fermetures s'accompagnent de la montée du chômage, l'augmentation des migrations pendulaires vers Paris et les problèmes sociaux. Le vote en faveur du Front national gagne du terrain[41]. Une politique de la ville, mise en place depuis le début des années 1980, tente de contrecarrer cette évolution.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Creil

Les armes de Creil se blasonnent ainsi : D'azur au chevron d'argent chargé de trois molettes de sable et accompagné de trois roses d'or.

Une alternative est blasonnée ainsi : D'azur au chevron d'or chargé de trois molettes d'éperon de sable et accompagné de trois roses ou quintefeuilles du second, deux en chef et une en pointe. Ces armoiries étaient celles des seigneurs de Creil[42].

Politique et administration

Cantons de Creil

Creil est divisée en deux cantons : le canton de Creil-Sud, qui couvre l'ensemble des quartiers de la rive gauche et dont le conseiller général est le maire Jean-Claude Villemain, et le canton de Creil-Nogent-sur-Oise, qui comprend les quartiers de la rive droite et les communes de Nogent-sur-Oise et de Villers-Saint-Paul et dont le conseiller général est Gérard Weyn, maire de Villers-Saint-Paul. La ville dépend de l'Arrondissement de Senlis dont elle est la commune la plus peuplée. Le canton de Creil sud dépend de la, dont le député est Michel Françaix, maire de Chambly (PS) et l'autre canton dépend de la dont le député est Édouard Courtial, maire d'Agnetz (UMP).

Municipalité

Conseil municipal de Creil (2008-2014) [43]
Groupe Président Effectif Statut
Creil l'audacieuse (Gauche) Jean-Claude Villemain 28 majorité
Avec Creil pour tous (Div. Gauche) Gilles Seguin 7 opposition
Rassembler pour réussir Creil (UMP) Nourredine Nachite 4 opposition

Liste des maires

Liste des maires successifs[44]
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1935 Jules Uhry SFIO Avocat, député
1935 1941 Jean Biondi SFIO Enseignant, député
1941 1944 Robert Arnould   Ingénieur et directeur d'usine, appelé par l'État français
1944 1945 Gabriel Havez SFIO Dessinateur industriel, résistant
1945 1950 Jean Biondi SFIO Député, secrétaire d'État
1950 1963 Gabriel Havez SFIO Mort en fonction
1963 1977 Antoine Chanut PS Principal de collège
1977 2001 Jean Anciant PS Député
2001 2008 Christian Grimbert PS Enseignant
2008 en cours Jean-Claude Villemain PS Conseiller général, député suppléant

Tendances politiques

La commune de Creil est marquée par un certain ancrage à gauche et spécifiquement socialiste selon les résultats électoraux. Ainsi, à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal obtient un score de 38, 20 % au premier tour contre 22, 20 % pour Nicolas Sarkozy tandis qu'aucun autre candidat de gauche ne dépasse les 5 % et la candidate socialiste obtient 60, 5 % au second tour[45]. On note par contre une différence entre les deux qui se partagent la commune, avec une tendance plus à droite pour les quartiers ouest . Aux élections législatives de 2007, dans la 3e circonscription, le candidat socialiste a obtenu sur la commune, 33, 23 % au premier tour et 60, 46 % au second tour. Par contre, dans la 7e circonscription, le candidat de l'UMP, élu au premier tour par la totalité de la circonscription, obtient 37, 12 % des suffrages dans la commune contre 24, 12 % pour le candidat socialiste[46], [47].

Intercommunalité

Creil est membre de la Communauté de communes de l'agglomération creilloise. La CAC a pour compétence, hormis le développement économique, les transports en commun avec le réseau de bus, l'habitat, la politique de la ville, le traitement des ordures ménagères, l'alimentation en eau potable et l'assainissement, la gestion des gymnases des établissements scolaires de l'agglomération. La CAC coordonne d'autre part un conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD) mais aussi le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'agglomération. Le conseil communautaire comprend 18 délégués de la commune de Creil sur un total de 40 délégués. Dirigée par Christian Grimbert, ancien maire de Creil, 3 des vice-présidents sont issus de la commune. Son budget atteint 15, 8 millions d'euros en 2009[48].

Politique environnementale et collecte des déchets

La collecte des ordures ménagères dans la ville est effectuée en régie par la commune. Seuls le verre et le papier font l'objet de collectes par un prestataire au niveau de points d'apport volontaire. Les encombrants sont ramassés par les services de la communauté de communes[49]. Les ordures ménagères sont traitées par l'usine de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul, gérée par le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO) qui assure cette mission pour 263 communes de l'est du département et auquel adhère la CAC pour ses communes membres. Une déchetterie, gérée par le SMVO, est présente sur le territoire de la commune, sur le plateau, à proximité de la base aérienne[50], [51].

La ville a d'autre part un projet de mise en place d'un agenda 21, a mis en place des éco-ateliers pour réflechir au développement durable au niveau de la commune et soutient des micro-projet en faveur de l'environnement[52].

Jumelages

La commune est jumelée avec trois collectivités européennes[53] :

D'autre part, la commune entretient une relation de coopération décentralisée ou jumelage avec trois entités[54] :

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Creil depuis cette date :

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
976 1 000 1 196 1 329 1 550 1 690 1 790 2 223 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 181 3 626 4 539 4 998 5 737 7 182 7 418 8 183 8 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 125 9 272 10 214 10 359 10 558 10 768 10 899 10 024 13 500
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
19 235 32 544 32 509 34 709 31 956 30 671 33 479 33 837 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[55] et Insee [28]


Évolution démographique de 1793 à 2006

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Creil montre une surreprésentation des classes d'âge jeunes comparé à la moyenne isarienne. Les 15-29 ans représentent 25, 9 % de la population contre 19, 3 % dans l'Oise. Uniquement 12, 5 % de la population a plus de 60 ans contre 17 % dans le reste du département.

Pyramide des âges de la commune de Creil en 2006 en pourcentage[28].
Hommes Classe d'âge Femmes
0, 1 
> 90
0, 5 
2, 7 
75-89
4, 4 
8, 5 
60-74
8, 8 
16, 6 
45-59
16, 2 
22, 8 
30-44
20, 8 
25, 6 
15-29
26, 2 
23, 7 
0-14
23, 1 
Pyramide des âges de l'Oise en 2006 en pourcentage[56].
Hommes Classe d'âge Femmes
0, 2 
> 90
0, 9 
4, 3 
75-89
6, 8 
10, 6 
60-74
11, 3 
21, 2 
45-59
20, 6 
22, 3 
30-44
21, 9 
20, 1 
15-29
18, 6 
21, 3 
0-14
20, 0 

Immigration

La population immigrée était de 8 685 personnes[57] en 2007 (soit 1/4 de la population) et le taux de personnes de nationalité étrangère était de 21 %. En 1999, les principaux pays d'origine étaient l'Algérie (4, 1 %) et le Maroc (4, 0%) [58].

Niveaux de vie, niveaux de revenus

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 10 597 €, ce qui place Creil au 30 487e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[59].

Selon le Journal du Net, Creil est , en 2010, la huitième ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France[60], [61], avec un revenu fiscal de référence moyen de 9 540, 20 € et 3434 chômeurs de catégories A, B et C au 31 décembre 2009, ainsi qu'une population active de 22 604 personnes en 2006. Les fermetures des usines Chausson, filiale de Peugeot et Renault ou de Vieille Montagne, ont fait flamber le taux de chômage et diminué le revenu de nombreux creillois[62].

Enseignement

Creil dépend de l'académie d'Amiens. La circonscription de l'Éducation nationale de Creil couvre toute la commune pour l'enseignement primaire, mais aussi la commune de Verneuil-en-Halatte[63].

La ville compte :

Quatre établissements publics secondaires sont présents dans la ville :

C'est dans ce dernier établissement que s'est déroulée une des premières «affaires du voile islamique» en France, en septembre 1989 : deux élèves sont exclues de l'établissement par le principal du collège en raison du port du voile dans l'établissement. Elles sont réintégrées en octobre de la même année.

La ville bénéficie de la présence d'un établissement d'enseignement supérieur : l'Institut universitaire de technologie de l'Oise, partagé avec le site de Beauvais, antenne de l'université de Picardie. Cet établissement propose des Diplôme universitaire de technologie et des licences professionnelles dans les domaines de la gestion, du commerce et de la logistique. Ce petit pôle universitaire dispose de très peu d'équipements, surtout pas d'antenne du CROUS, si ce n'est une résidence universitaire de 97 chambres localisée en centre-ville[65].

Santé

Creil est le siège d'une Caisse primaire d'assurance maladie qui couvre 166 communes du sud de l'Oise[66].

La ville bénéficie de deux principaux établissements de santé :

On trouve d'autre part 3 foyers-logements pour personnes âgées et un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sur le territoire de la commune[69].

Sports

Armée

Vue de la base aérienne

La base aérienne 110 Guy Fanneau de La Horie de Creil est localisée sur le plateau, en limite est de la commune. L'aérodrome, qui existe depuis 1910, sert de base de décollage pour des avions d'observation au cours de la Première Guerre mondiale. Il se développe véritablement lors de la Deuxième Guerre mondiale, avec l'installation de la Luftwaffe qui fait construire deux pistes de décollage en béton pour ses bombardiers puis ses chasseurs. Le site est réutilisé par l'United States Air Force entre 1944 et 1945[70].

En 1947, la base, qui a perdu son rôle militaire, est utilisée par l'Institut géographique national pour y installer son service des activités aériennes chargé des prises de vues. L'IGN est toujours présente sur place avec 71 agents dont 13 agents détachés auprès de l'Établissement géographique inter-armées[71].

En 1950, on décide d'installer une base aérienne militaire sur le site de Creil : les travaux durent jusqu'en 1959. En 1954, la 10e escadre est recréée et installée à Creil. Elle est dissoute en 1985. L'activité de la base est alors interrompue. L'activité reprend en 1990 avec l'installation d'un pôle interarmées de renseignement, comprenant surtout des service de la Direction du renseignement militaire : ces services sont regroupés au sein du Centre militaire d'observation par satellites. La base accueille d'autre part deux escadrons de transport[70]. 2700 soldats ainsi sont basés à Creil, dirigés par un général de brigade. La base accueille régulièrement des jeunes de Creil ou de l'agglomération dans le cadre de stages de découvertes ou professionnels.

Cultes

Plusieurs religions possèdent un lieu de culte dans la commune :

Économie

Emploi

La commune compte 15 511 actifs soit 68, 6 % de la population âgée entre 15 et 64 ans, 46 % de la population totale. Le taux de chômage au sens du recensement est de 20 % en 2006. Il touche principalement les 15-24 ans, à plus de 35 % pour les femmes et plus de 25 % chez les hommes. Parmi les actifs ayant un emploi, 28, 5 % travaille en dehors de la Picardie, c'est-à-dire principalement en Île-de-France, dans la région de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris[28].

On compte 16 229 emplois dans la communes, à 94 % des emplois salariés. 89, 3 % de ces emplois sont dans le secteur du tertiaire et uniquement 6, 8 % dans le domaine secondaire[28]. Les principaux employeurs sont localisés dans le secteur public. Il s'agit pour les cinq premiers du centre hospitalier, de la SNCF, de la commune elle-même, de la CPAM puis de la Poste. Aucun employeur industriel ne se trouve dans les 10 premiers, dans une commune ayant eu longtemps une prépondérance dans le secteur secondaire[77].

Des actions de développement de l'emploi sont mises en place dans le cadre surtout d'un plan local pour l'insertion et l'emploi (PLIE). Creil appartient à la zone d'emploi du Sud-Oise, le bassin d'emploi le plus grand de Picardie avec celui d'Amiens[78].

Entreprises et commerces

On dénombre dans la commune 1 212 entreprises en 2008, dont 387 commerces[28].

Les principales zones d'activité à Creil sont au nombre de quatre[79] :

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Château
Clocher de l'église Saint-Médard.

Monuments historiques

Plusieurs monuments historiques sont localisés sur le territoire de la commune[81] :

On peut noter la présence d'autres monuments remarquables même s'ils ne sont pas protégés :

Équipements culturels

Musée Gallé-Juillet, vue de l'extérieur

La Faïencerie est le centre culturel de la ville, installée dans un bâtiment contemporain construit au début des années 1990 à l'emplacement de l'ancienne manufacture de faïence. C'est une scène conventionnée au statut d'association loi 1901. Elle propose une programmation de spectacle vivant adulte et jeune public, du cinéma (classé art et essai), des ateliers théâtre. Elle propose aussi une programmation hors-les-murs dans différents lieux de l'agglomération et des environs nommée «Escales nomades»[86].

La médiathèque Antoine Chanut, intégrée dans le bâtiment de la Faïencerie mais indépendante dans la gestion, met à disposition 142 000 documents (livres, CD, revues, DVD) à 6 500 lecteurs inscrits. Cette offre est complétée par deux annexes localisées sur le plateau : la bibliothèque du quartier du Moulin et la bibliothèque du quartier du Rouher[87].

Le Musée Gallé-Juillet, labellisé Musée de France : Auguste et Berthe Gallé, sans descendance suite au décès aux combats de leur fils unique Maurice, lors de la Grande Guerre, font don en 1930 de leur maison et de toute ce qu'elle contient à la municipalité pour en faire un musée, charge à elle d'en conserver l'aspect. Les salles du musée conservent par conséquent toujours la décoration et l'ameublement d'une maison bourgeoise du XIXe siècle. Le musée présente d'autre part une collection de faïence de Creil-Montereau[88].

L'atelier des beaux-arts Matisse, localisé dans le quartier du Moulin est un lieu de pratique d'arts plastiques et d'expositions de plasticiens régionaux. Une quinzaine de disciplines sont enseignées[89].

La Grange à musique est une petite scène de musiques actuelles localisée sur le plateau de Creil. Créée en 1985, elle est à la fois un lieu de diffusion de musiques rock et de soutien à la pratique amateur[90].

La commune compte enfin un conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse qui accueille 400 élèves à l'aide 21 professeurs, localisé aussi sur l'île Saint-Maurice[91].

Manifestations culturelles et festivités

Plusieurs manifestations se déroulent chaque année dans la commune[92] :

Personnalités liées à la commune

Compléments

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

  1. Calcul d'orthodromie sur Lion1906. com. Consulté le 22 décembre 2009
  2. Composition communale de l'agglomération : 60503-Creil sur INSEE. Consulté le 22 décembre 2009
  3. Résumé statistique - unité urbaine de Creil sur Statistiques locales - INSEE. Consulté le 22 décembre 2009
  4. Données détaillées sur les agglomérations picardes sur Eco. picardie. net. Consulté le 19 juillet 2009
  5. Résumé statistique - aire urbaine de Creil sur Statistiques locales - INSEE. Consulté le 22 décembre 2009
  6. BRGM, «Notice de la Carte géologique de la France, Creil 1/50000e XXIII-12». Consulté le 22 décembre 2009
  7. Creil à travers les âges sur Mairie de Creil. Consulté le 22 décembre 2009
  8. La reconstruction du barrage de Creil sur VNF. Consulté le 9 février 2010
  9. Dragage d'entretien de l'Oise de Creil à Conflans-Sainte-Honorine sur VNF. Consulté le 9 février 2010
  10. Températures et précipitations mensuelles moyennes à Creil sur Météo France, 2008. Consulté le 20 novembre 2009
  11. Lettre n°22 de l'ORT sur ORT de Picardie. Consulté le 23 décembre 2009
  12. Bienvenue au réseau de bus STAC sur CreilBus. Consulté le 23 décembre 2009
  13. Les ports fluviaux sur ACFCI. Consulté le 23 décembre 2009
  14. Carte du Bassin de la Seine sur VNF. Consulté le 9 février 2010
  15. Picardie-Roissy. Consulté le 23 décembre 2009
  16. Documents issus de la base du CNRS ArchiLog
  17. Politique de la ville - QUARTIER : Gournay/Les usines sur Espace picard pour l'intégration. Consulté le 24 janvier 2010
  18. Politique de la ville - QUARTIER : Plateau Rouher sur Espace picard pour l'intégration. Consulté le 24 janvier 2010
  19. ZUS : Plateau Rouher sur Comité interministériel des villes. Consulté le 24 janvier 2010
  20. Politique de la ville - QUARTIER : Les Cavées sur Espace picard pour l'intégration. Consulté le 24 janvier 2010
  21. Politique de la ville - QUARTIER : Le moulin sur Espace picard pour l'intégration. Consulté le 24 janvier 2010
  22. Fiche réalisation = Immeubles d'habitation sur CAUE60. Consulté le 24 janvier 2010
  23. Contrat de ville 2000-2006 - Convention-Cadre de l'agglomération creilloise sur Comité interministériel des villes. Consulté le 24 janvier 2010
  24. 50 projets de ville : L'agglomération creilloise sur Comité interministériel des villes. Consulté le 24 janvier 2010
  25. Projet de renouvellement urbain de l'agglomération creilloise sur Comité interministériel des villes. Consulté le 24 janvier 2010
  26. Les plans de rénovation urbaine sur Mairie de Creil. Consulté le 24 janvier 2010
  27. Contrat urbain de cohésion sociale de la Communauté de l'Agglomération Creilloise 2007-2009 sur Comité interministériel des villes. Consulté le 24 janvier 2010
  28. Dossier statistique - Commune de Creil sur Statistiques locales - INSEE. Consulté le 24 décembre 2009
  29. Dossier thématique statistique du département de l'Oise sur site de l'Insee, juin 2009. Consulté le 28 janvier 2010
  30. Liste des bailleurs sociaux sur Mairie de Creil. Consulté le 28 janvier 2010
  31. Émile Lambert, Dictionnaire topographique du département de l'Oise, Musée de Picardie, coll. «Collection de la Société de linguistique picarde», Amiens, 1982, p.  166 (1095. Creil)  
  32. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, 1903 (réimpr.  1990) (ISBN 2600028838) [lire en ligne], p.  182 - n°2843 
  33. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, 2003, p.  129 
  34. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Picard avec le concours du CNRS, 1979, p.  63 
  35. Xavier Delamarre, op.  cit. , p.  185.
  36. Daniel Raoul, «La station néolithique de Canneville, près Creil (Oise), contribution à l'étude de son outillage», dans Bulletin de la Société préhistorique française, vol.  67, no 7, 1970, p.  212-215 [  (page consultée le 7 février 2010)  ] 
  37. Stéphane Gaudefroy et Isabelle Le Goff, «La nécropole du début du Bronze final de Verneuil-en-Halatte (Oise) », dans Revue archéologique de Picardie, no 1-2, 2004, p.  19-32 [  (page consultée le 7 février 2010)  ] 
  38. Michel Amandry, Pierre Rigault et Pierre-Jean Trombetta, «Le trésor monétaire de l'écluse de Creil (commune de Saint-Maximin, Oise) », dans Revue archéologique de Picardie, no 1-2, 1985, p.  65-111 [  (page consultée le 7 février 2010)  ] 
  39. Émile Laurain, «Séance du 9 février : Date de naissance de Charles IV le Bel», dans , vol.  44, no 1, 9 février 1900, p.  43-45 [  (page consultée le 25 janvier 2010)  ] 
  40. Clarisse Lorieux, «Inventorier le patrimoine industriel, pour quoi faire ? L'exemple du patrimoine industriel du Bassin Creillois», in Bertrand Apportéer et Bruno Ricard (dir), Histoire et patrimoine industriels de l'Oise : Actes du colloque aux Archives départementales de l'Oise, les 17 et 18 mars 2007, Conseil général de l'Oise et Conseil régional de Picardie, 2007 [lire en ligne] 
  41. Jean-Pierre Besse, «Creil au XXe siècle», dans AMOPA, 12 mai 2004 texte intégral (page consultée le 8 février 2010)  ] 
  42. Émile Lambert, Dictionnaire topographique du département de l'Oise, Musée de Picardie, coll. «Collection de la Société de linguistique picarde», Amiens, 1982, p.  168 (1095. Creil)  
  43. Trombinoscope des élus sur Mairie de Creil. Consulté le 23 décembre 2009
  44. «90 ans de vie municipale», site de la ville de Creil
  45. Résultat de l'élection présidentielle 2007 Commune de Creil sur ministère de l'Intérieur. Consulté le 13 mai 2010
  46. Résultat de l'élection législative 2007, Commune de Creil, 3e circonscription sur ministère de l'Intérieur. Consulté le 13 mai 2010
  47. Résultat de l'élection législative 2007, Commune de Creil, 7e circonscription sur ministère de l'Intérieur. Consulté le 13 mai 2010
  48. Communauté de l'agglomération creilloise. Consulté le 31 janvier 2010
  49. La collecte sur CC de l'Agglomération creilloise. Consulté le 9 février 2010
  50. Le traitement sur CC de l'Agglomération creilloise. Consulté le 9 février 2010
  51. Page d'accueil sur site du syndicat mixte de la vallée de l'Oise. Consulté le 21 juillet 2009
  52. L'Agenda 21 sur Mairie de Creil. Consulté le 9 février 2010
  53. Jumelages sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  54. Coopération décentralisée ou Jumelage sur Blog du maire de Creil. Consulté le 23 décembre 2009
  55. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 24 décembre 2009
  56. INSEE : POP1 - Population totale par sexe et âge dans l'Oise (2006) Consulté le 24 décembre 2009
  57. Population immigrée de Creil
  58. Nationalité des personnes Consulté le 24 décembre 2009
  59. CC-Résumé statistique/com, dep, zone empl sur site de l'INSEE. Consulté le 9 septembre 2009
  60. Les villes les plus pauvres sur le Journal du Net. Consulté le 15 août 2010
  61. Germain Fernandez, «Creil : 8e ville la plus pauvre de France», dans Le Courrier picard - Région d'Amiens, 14 août 2010, p.  8 (ISSN 1285-8668) texte intégral (page consultée le 15 août 2010)  ] 
  62. Creil dans le Top Ten... des villes les plus pauvres de France sur http ://www. e-oise. net, 2 août 2010. Consulté le 15 août 2010
  63. Établissements & vie scolaire sur site de l'académie d'Amiens. Consulté le 3 janvier 2010
  64. Site officiel du lycée Jules Urhy. Consulté le 3 janvier 2010
  65. site officiel de l'IUT de l'Oise. Consulté le 3 janvier 2010
  66. Votre caisse - Creil sur Ameli. fr. Consulté le 3 janvier 2010
  67. Qui sommes nous ? sur CH Lænnec. Consulté le 3 janvier 2010
  68. REGROUPEMENT Centre Médico-Chirurgical des Jockeys - Clinique Médico-Chirurgicale de Creil - Clinique Saint-Joseph (Groupe Générale de Santé) sur mairie de Gouvieux. Consulté le 3 janvier 2010
  69. Je choisis avant de consulter sur Ameli. fr. Consulté le 3 janvier 2010
  70. Historique Ba110 sur Site de la Ba110. Consulté le 6 janvier 2010
  71. Présentation - Dates et chiffres sur IGN. Consulté le 6 janvier 2010
  72. Paroisse du Creillois-centre sur Église catholique de l'Oise. Consulté le 4 janvier 2010
  73. Victor Fortunato, «Comment fonctionnera la «mosquée de la paix»», dans Le Parisien, 29 novembre 2004 texte intégral (page consultée le 4 janvier 2010)  ] 
  74. Annuaire des paroisses protestantes de l'Oise - ERF sur Fédération protestante de France. Consulté le 4 janvier 2010
  75. Annuaire des paroisses protestantes de l'Oise - FPMA sur Fédération protestante de France. Consulté le 4 janvier 2010
  76. Annuaire des paroisses protestantes de l'Oise - UFA sur Fédération protestante de France. Consulté le 4 janvier 2010
  77. L'Oise et ses cantons - la ville de Creil sur INSEE. Consulté le 31 janvier 2010
  78. Carte des zones d'emploi et nombre d'emplois au 31 décembre 2006 sur www. eco. picardie. net. Consulté le 22 juillet 2009
  79. Le Foncier sur Mairie de Creil. Consulté le 5 février 2010
  80. site officiel des Marches de l'Oise. Consulté le 5 février 2010
  81. Les Monuments sur Office de tourisme de Creil. Consulté le 23 décembre 2009
  82. Notice no PA00114652, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  83. Notice no PA00114653, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  84. Notice no PA00114654, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  85. Source : archivesdépartementales 2 O 3279
  86. La Faïencerie-Théâtre, scène conventionnée de Creil. Consulté le 23 décembre 2009
  87. Médiathèque Antoine Chanut et bibliothèques annexes sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  88. Musée Gallé-Juillet sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  89. Espace Matisse, atelier d'art sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  90. Grange à musique sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  91. Le Conservatoire de Musique et de Danse sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  92. Agenda sur Mairie de Creil. Consulté le 21 janvier 2010
  93. Franck Brenner, «Le retour du marron «show»», dans Le Courrier picard, 4 novembre 2009 texte intégral (page consultée le 21 janvier 2010)  ] 


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