François Joseph Peterinck

François Joseph Peterinck est un chef d'entreprise français, fabricant de faïence et de porcelaine, né à Lille, paroisse Saint-Étienne, le 4 octobre 1719 et décédé à Tournai, en Belgique le 26 novembre 1799.


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François Joseph Peterinck
Nom de naissance François Joseph Peterinck
Naissance 4 octobre 1719
Lille
Décès 26 novembre 1799
Tournai, en Belgique
Nationalité Drapeau : France France
Pays de résidence Drapeau : Belgique Belgique
Profession (s) fabricant de faïence et de porcelaine
Autres activités Conseiller général de Tournai

François Joseph Peterinck est un chef d'entreprise français, fabricant de faïence et de porcelaine, né à Lille, paroisse Saint-Étienne, le 4 octobre 1719 et décédé à Tournai, en Belgique le 26 novembre 1799.

Biographie

Fils de Paul Jean Nicolas Peterinck ou Péterinck, maître charpentier et de Marie Alexandrine Joseph Martin, il voit le jour dans la paroisse Saint-Étienne de Lille. Son grand-père Jean-Baptiste Peterinck, (1652-1708), était Bailli de Quesnoy-sur-Deûle, son arrière-grand-père était Antoine Peterinck, né en 1614 fils d'Antoine Peterinck (décédé en 1595) seigneur de La Galle. Son jeune frère Paul Alexandre Joseph, sera marchand de faïence à Lille à son mariage (célébré dans la même ville en 1760).

Il commence dans la vie active comme officier dans l'armée française, puis fait : marchand de charbon à Ath, il sera chargé en 1782, par Joseph II de démonter les fortifications de Tournai. Il épouse en 1747 Anne Catherine Louise Deswatines, (†Tournai, 28 avril 1795), à Saint-Julien d'Ath, avant de racheter la manufacture que François Joseph Carpentier vient d'installer au quai des Salines à Tournai en 1750, la France a restitué la ville de Tournai à l'Autriche depuis deux ans. Carpentier connaît les frères Robert Dubois, tourneur et Gilles Dubois, qui travaillent chez son beau-frère Pierre Barthélémy Dorez, faïencier à Valenciennes et Saint-Amand-les-Eaux. Les frères Dubois travaillèrent à la Manufacture de Saint-Cloud, Manufacture de Chantilly, Manufacture de Vincennes, Manufacture de Valenciennes et Saint-Amand-les-Eaux, les deux dernières appartenant à Dorez. Il travaille avec la marne de Bryelles près de Tournai qui lui permet d'obtenir une pâte blanche.

Un contrat d'association est fait entre les frères Dubois et Peterinck, ceux-ci apportant leur savoir-faire autant dans la composition de la pâte que dans l'art de réaliser et fixer les couleurs. Peterinck va présenter un lustre; pièce remarquable, de deux étages en porcelaine, composé de 16 branchages entrelacés, avec des fleurs de même, réalisé par les frères Dubois, au Gouverneur Général : Charles de Lorraine, qui lui fait octroyer le 3 avril 1751 par l'Impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, un monopole de 30 ans, puis le 7 avril 1752, le droit de porter le titre de Manufacture Impériale et Royale. Jean Mathias Caillat, préposé à la réalisation des couleurs à la Manufacture de Vincennes, vient vendre en cette année 1751 les secrets de fabrication à Peterinck. Gilles Dubois quitte Peterinck en 1752 avec Cadet Chanou, pour proposer le secret de la pâte dure à la Manufacture de Vincennes; ils sont en fait venus pour espionner certains secrets de fabrication. Robert Dubois est Directeur de la manufacture s'occupant de l'ensemble des opérations, y compris des cuissons. Cette même année voit l'arrivée du peintre venant du Nivernais; Marie Etienne Limite, (? - 1772) venant de Sinceny, où il a travaillé une année après être resté à Rouen 25 ans, accompagné de ses fils, de son frère et deux compagnons, ils sont tous peintres. Limite quittera l'entreprise en 1755, emportant l'ensemble des moules!

Jean-Claude Cardon de Bertauvillet, venant de Soissons est destiné à la place de Limite, comme directeur des peintres le 6 mai 1755; il arrive de Strasbourg où il aurait appris les secrets de la fabrication des couleurs de Saxe et de la dorure et autres procédés de fabrication de la pâte de la part de Johann-Gottlieb Roth, peintre à Strasbourg.

En 1756 Peterinck est au bord de la banqueroute, il a dépensé beaucoup d'argent dans la mise au point de la pâte tendre et prend deux nouveaux associés Caters et Van Schoor qui sont propriétaires pour 2/3. En 1758, Robert Dubois quittent avec quelques ouvriers et son beau-frère et fondateur de l'entreprise François Carpentier, les ateliers de Peterinck, pour rejoindre la Manufacture de Chantilly. Nicolas Gauron, modeleur arrive de Vincennes où il travaillait depuis 1754, il devient en 1758, chef d'atelier des modeleurs et acheveurs jusqu'en 1764. Peterinck qui refuse de communiquer ses secrets de fabrication de la pâte tendre à ses associés est emprisonné en 1761 et retrouve la liberté l'année suivante grâce à l'intervention du comte de Cobenzl. Michel Joseph Duvivier, devient le directeur artistique de la Manufacture en 1763, ce peintre est réputé pour ses paysages fluviaux et ses oiseaux aux couleurs extravagantes. Cette période est la plus florissante de la manufacture; anses torsadées, décors rehaussés d'or, décor aux amours à la manière de François Boucher. Le comte de Cobenzl commande un service qui sera achevé en 1770, décoré d'un papillon bleu enfermé dans un médaillon, orné d'une guirlande grecque en or. Il emploie alors une centaine de personnes.

Charles de Lorraine possède sa propre manufacture de porcelaine dans la propriété du château de Tervuren. Les deux fours et le moulin de cette manufacture furent livrés par la manufacture de Peterinck.

En 1771, François de la Musellerie devient le premier peintre de la manufacture. Peterinck exporte à Cadix en Espagne où il a un magasin de vente, ainsi qu'à Amsterdam en Hollande. Il exporte aussi en Russie. Il expédie de la porcelaine banche et bleue à La Haye pour y être décorée à petit feu en polychromie. Le Duc d'Orléans, cousin de Louis XVI commande un service de 1600 pièces dans un décor dit Les Oiseaux de Buffon et il oubliera de payer cet ensemble. À cette époque l'entreprise compte 400 ouvriers. En 1795 il devient Conseiller Général de la Ville de Tournai. Il épousera en seconde noce le 30 décembre 1796 Marie Jeanne Joséphe Frisoy à Tournai. Sentant sa fin prochaine il va céder l'entreprise à sa fille Amélie épouse de l'avocat Jean Maximilien de Bettignies, dont les enfants reprendront aussi la troisième manufacture de faïence de Saint-Amand-les-Eaux de Dorchies et Herbo. Il s'éteint un an après âgé de 80 ans.

Sa maison, localisée près de sa manufacture, existe toujours au no 9-13 de la rue Muche-Vaches. Elle est transformée actuellement en restaurant, après avoir été successivement une filature, une chocolaterie et une menuiserie. C'est une propriété à trois ailes en U, couvertes en tuiles noires, belle bâtisse de type tournaisien du XVIIIe siècle.

Caractères stylistiques

Les formes rocailles seront abandonnées en 1775, laissant la place, vers 1800, à des formes et des lignes plus simples quand se développera la production de séries.

Œuvres

(liste non exhaustive)

Marques

François Joseph Peterinck est autorisé par le prince Charles de Lorraine à placer les armes de ce dernier sur les pièces fabriquées.
La marque retenue pour la porcelaine sera une tour, symbole de la Ville de Tournai.
En 1763 on trouvera les épées croisées et croisettes.

Décors

Ce sont les décors bleus qui font sa réputation. Initialement inspirés des motifs chinois, on trouve ensuite des décors Ronda à la mouche ou à l'oiseau, des décors de guirlandes, Louis XVI, en épi, en anneau, en chenille, laurier fleuri...

Les décors bleus sont généralement peints sur la vaisselle ordinaire. Les fleurs, paysages de rivières et d'oiseaux, sont réalisés sur des services plus luxueux.

Collaborateurs

Musées, monuments

Bibliographie

Divers

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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