Glaçure

La glaçure, nommée aussi émail, est un enduit vitrifiable posé à la surface d'une céramique pour la durcir, de la rendre imperméable ou de la décorer.


Catégories :

Céramique

Définitions :

  • La glaçure est un enduit vitrifié proche du verre. Conçu pour imperméabiliser un tesson céramique poreux, la glaçure sert de support au décor. Si la glaçure est opaque, on parlera d'émail, et si elle est transparente, on parlera de couverte. (source : almaviva)
  • enduit transparent à base de plomb, incolore ou coloré posé sur une poterie après cuisson ou ajouté par deuxième cuisson à plus basse température sur une poterie. Les vernis et les lustres sont les glaçures les plus courantes appliquées sur les poteries. (source : alienor)
  • Couche vitreuse composée de silices et de fondants appliquée SUR ou SOUS le décor. Elle peut contenir : (source : atthalin)

La glaçure, nommée aussi émail, est un enduit vitrifiable posé à la surface d'une céramique pour la durcir, de la rendre imperméable ou de la décorer.

Glaçure d'un grès Odetta, Quimper 1930

Historique

C'est sans doute aux Égyptiens qu'on doit les premières glaçures céramiques. Ces glaçures alcalines (à base de sel) s'obtenaient alors en mélangeant du sel ou de l'eau salée à l'argile des poteries. En séchant, les sels remontaient naturellement à la surface de l'objet et se vitrifiaient à la cuisson.
Les températures de cuisson étaient cependant trop basses pour produire un émail durable. Il faudra attendre les grès d'Europe du nord, vers le XIVe siècle, pour que la glaçure au sel, vitrifiée à haute température, devienne une technique de production maîtrisée.

Parmi les premiers émaux qui aient existé, les émaux naturels de cendres se forment naturellement lors de la combustion des matières végétales, en restituant les minéraux accumulés par les plantes. A haute température, les oxydes minéraux contenus dans la cendre se combinent avec l'argile qui forme la céramique et forment une glaçure nommée émail naturel de cendre.

Ce n'est que plus tard, dans l'ancienne Syrie, qu'on utilisa les glaçures au plomb pour corriger certains défauts inhérents aux glaçures alcalines (écaillage, mauvaise tenue après cuisson, partiellement solubles surtout pour les récipients de cuisine). Cette technique au plomb toxique et les glaçures alcalines perdureront jusqu'au milieu du XXe siècle.

Principes techniques

Le procédé de glaçurage d'une pièce de céramique nécessite une cuisson dans un four à haute température.

Le mélange liquide est appliqué par pulvérisation ou trempage. Une zone non revêtue est réservée sur la pièce pour éviter que celle-ci n'adhère au support durant la cuisson. Quand la pièce doit être complètement émaillée, des pernettes sont utilisées lors de l'enfournement.

Selon sa composition, la glaçure pourra être transparente ou opaque, mate ou brillante.

La cohésion de la glaçure et de son support en céramique dépend de la qualité de la terre employée et de la température de cuisson. Les terres cuites vernissées sont les plus fragiles tandis que les porcelaines sont les plus résistantes. Dans une porcelaine, comme dans un grès émaillé, la couche de glaçure est complètement liée au support céramique.

On peut distinguer deux grand types d'émaux utilisés pour le glaçurage des céramiques :

Ils se distinguent par la température de fusion de leurs composants. Peu de matières premières utilisables pour les glaçures fondent aux alentours de 1 000 °C (borax, plomb) tandis que énormément fondent à haute température, aux alentours de 1 200 °C (feldspath, composés incluant de la silice).

Des calculs précis permettent de composer des glaçures à partir des matières premières dont dispose le céramiste.
Bien que ces mélanges soient connus depuis l'antiquité (Terre sigillée, émail à partir de minium (oxyde de plomb), émaux de laitier, etc. ), les techniques et logiciels informatiques aident spécifiquement dans cette tâche.

Toxicité, écotoxicité, certification

Si les glaçures (au sens de toute «substance appliquée sur la surface des carreaux entre le façonnage et le stade final de la cuisson du carreau») contiennent du plomb, du cadmium ou de l'antimoine (ou un de leurs composés), pour obtenir l'écolabel européen, les glaçures ne doivent pas contenir plus de :

Types de glaçures

On peut distinguer plusieurs types de glaçures selon les fondants utilisés :

De nombreuses recettes de glaçures sont disponibles pour obtenir différentes textures (mate, brillante, rugueuse), ou une couverte plus ou moins dense (opaque, translucide).

Le Céladon

Ensemble de grès à couverte céladon. Chine du Sud, Zhejiang, Longquan, Dynastie des Song du Sud, XIIIe siècle. Musée Guimet, Paris

Un exemple d'émail de haute température est le Céladon, obtenu en réduction avec ce type de recette :

Peut-être on peut rajouter 5 % (en plus) de talc et 1 % d'ocre ou d'oxyde de fer.

Cet émail possède une teinte bleutée à vert olive et est caractéristique d'une production de céramique chinoise antique spécifiquement recherchée.

Le Tenmoku

Émail japonais noir tacquis de brun dit peau de chamois, cet émail est obtenu avec la recette suivante :

  • Feldspath : 45 %
  • Craie : 12 %
  • Ball Clay : 5 %
  • Silice : 36 %
  • Bentonite : 2 %
  • Oxyde de fer rouge (hématite)  : +8 %

Le Shino

Il existe énormément de Shino différents. Ils ressemblent généralement à un verre épais, opaque, mat, de blanc à orange ou brun.

Voici quelques recettes de Shino :

Émaux de cendre

Émail de cendre "Crème" :

Émail vert de cendre :

Émail bleu de cendre :

Les coloris

Décor au tampon bleu de cobalt sous émail. (Céramique de Saint-Uze)

Ce sont les oxydes métalliques qui donnent leurs couleurs aux glaçures. L'oxyde de fer produit les tons vert, rouge, jaune, noir ou marron; l'oxyde de cobalt les bleus; l'oxyde de chrome les verts; l'oxyde de manganèse des violets et des bruns.
Certains oxydes comme le cobalt furent longtemps réservés aux productions de luxe. En effet le cobalt le plus pur venait à grand frais du Moyen-Orient via l'Espagne. Celui d'Europe centrale donnait des bleus moins profonds et plus gris[2].

Les couleurs et textures des émaux céramiques dépendent aussi de l'atmosphère de la cuisson dans laquelle ils se sont constitués :

Notes

  1. L 208/28 FR Journal officiel de l'Union européenne 12.8.2009
  2. source : Musée National Adrien Dubouché.

Liens externes

Recherche sur Google Images :



"La glaçure peut être colorée"

L'image ci-contre est extraite du site mymychacha.over-blog.fr

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (500 × 375 - 62 ko - jpg)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : glaçure - émail - oxydes - températures - céramique - cendres - plomb - cuisson - sel - cobalt - émaux - fer - haute - technique - feldspath - verts - grès - production - silice - bleu - alcalines - matières - bois - recettes - craie - kaolin - brun - cuivre -


Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Gla%C3%A7ure.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu