Goryeo

Le royaume de Goryeo, quelquefois orthographié Koryo, est l'État qui occupe la Corée du début du Xe siècle à la fin du XIVe siècle.


Catégories :

Histoire de la Corée

Recherche sur Google Images :


Source image : oxydius-974.kazeo.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • ... faisant à "Goryeo" le nom de La Corée (" Goryeo" est la... Goryeo a été régné par Dynastie De Wang. Le premier roi a eu... (source : wikipedia.qwika)
  • ... Fin de la dynastie Silla, place à la dynastie Goryeo de 935 à 1392.... la Chine envahie le nord et Goryeo est alors controlé par les Mongols en 1258.... Histoire de TæJo le roi qui a fondé la dynastie Goryeo en 924.... (source : lets-look)
Drapeau de la Corée unifiée
Histoire de la Corée
Grandes périodes

Préhistoire de la Corée
Période Gojoseon
Buyeo / Samhan
Trois Royaumes de Corée
Balhæ / Période Silla
Goryeo
Période Joseon

Période contemporaine

Empire coréen
Colonisation japonaise
Guerre de Corée
Corée du NordCorée du Sud

Pages annexes
Personnages


Le royaume de Goryeo (??), quelquefois orthographié Koryo, est l'État qui occupe la Corée du début du Xe siècle à la fin du XIVe siècle. Sa capitale, Gæseong, est actuellement localisée en Corée du Nord.

Histoire

La fin de Silla

Vers la fin du IXe siècle, le royaume de Silla déclina ; il dut faire face à une période de guerre civile et de soulèvements paysans, à des scissions en de petits États qui proclamèrent leur indépendance. Les principales rébellions furent conduites par Gung Ye (????, mort en 918), Gi Hwin (??), Yang Gil (??) et Gyon Hwon (??).

En 918, Wanggeon ou Wang Kon, fils d'un riche marchand de Songak (actuelle Gæseong) et ancien dignitaire de Silla, se proclama chef d'un État dit de Goryeo, ce qui marqua la fin de l'époque de la Corée unifiée dans le royaume de Silla, et le début d'une période intermédiaire, dite Période des Trois Royaumes postérieurs (voir cet article) , qui dura jusqu'en 935. Deux autres royaumes furent fondés : Hu-Goguryeo (????, soit Goguryeo postérieur, plus tard renommé Tæbong (??) ) par Gung Ye, et Hu-pbækje (???, soit Bækje postérieur). La période prit fin avec la défaite et l'annexion d'Hu-Bækje par Wang Kon, allié à Tæbong, en 935.

Établissement de la dynastie

De 918 à 935, Goryeo prend le contrôle de la péninsule, et couvre. La conquête vers le nord va jusqu'au fleuve Chongcheon, et s'arrête face aux Khitans. Par la suite, la frontière est fortifiée, à la manière du limes romain, sur le cours inférieur du Amnokgang, et du Amnokgang moyen à la mer de l'est.

Afin d'affermir son pouvoir, le quatrième roi Goryeo, Gwangjong, édicta une série de lois, dont l'affranchissement des esclaves en 958, et la création d'un concours de recrutement pour les fonctionnaires (voir Œuvre administrative). Il se proclama Empereur. Progressivement, par cette œuvre administrative, les rois Goryeo réussirent à discipliner progressivement les seigneurs locaux, but atteint sous l'onzième roi de la dynastie, Munjong (??, ??). Munjong et ses successeurs affirmèrent l'autorité du civil sur le militaire.

Malgré l'œuvre administrative accomplie jusqu'en 1000 à peu près (concours, sinisation, assimilation des élites antérieures), le pouvoir de la dynastie ne put s'imposer particulièrement totalement. Les potentats locaux gardèrent une part de leur autonomie.

Affaiblissement de l'autorité centrale

Les épouses impériales, du onzième (Munjong) au dix-septième roi (Injong), sont issues de la maison Li d'Inju (????, ????). À chaque mariage, les Li gagnèrent du pouvoir sur les rois, ce qui conduisit au coup d'État de Li Jagyeom en 1126. Malgré son échec, la puissance du monarque fut atteinte dans les esprits, et Koryŏ dut subir une guerre civile au sein de la noblesse.

En 1135, Myo Chung proposa de déplacer la capitale à Seogyeong (actuelle Pyongyang). Cette proposition divisa la noblesse :

En 1170, les militaires menés par Jeong Jungbu (???, ???) et Li Uibang (???, ???) prirent le pouvoir. Le roi Injong partit en exil, et Myeongjong (??, ??) fut couronné à sa place. Les fonctionnaires civils furent mis à l'écart, au profit des militaires. Une longue période d'instabilité s'ensuivit, entre coups d'États militaires au sommet de l'État et révoltes paysannes à la base.

Invasion mongole

Dès les débuts de l'expansion mongole, le Goryeo eut à souffrir de ses raids. Dans un premier temps ce furent les Khitans qui furent refoulés dans la péninsule. Les Jins (Empire de Chine) exigèrent ensuite un tribut.

Une alliance est cependant nouée avec les Mongols, ce qui sert à chasser les Khitans de Corée. Un tribut doit ensuite être versé aux Mongols.

Les Mongols envahissent le Goryeo en 1231, et le roi signe sa reddition en 1232 : un général représentant l'empereur mongol s'installe à Gæseong. Le roi Choi Chungheon (???, ???) fuit sur l'île de Ganghwa la même année, exhortant n'importe qui à la résistance armée. Une deuxième invasion est déclenchée par la mort du général mongol. En 1235, après une troisième invasion, des garnisons permanentes sont imposées. Les campagnes comme les villes sont mises à sac. Le roi résiste à Ganghwado, mais n'intervient pas.

En 1254, 200 000 Coréens meurent lors de la quatrième invasion mongole. Le Tripitaka est détruit. Le roi refuse quant à lui de revenir sur le continent tant que les Mongols sont présents, puis cède en 1258. Quelques dignitaires militaires refusent cette reddition, et forment la rébellion Sambyeolcho, qui lutte dans les îles du détroit de Corée, entre le sud de la péninsule et le Japon. La cour ne peut revenir à Gægyong qu'en 1270, moyennant de dures conditions :

La Corée sert de base d'invasion du Japon (1274 et 1281), qui est sauvé par les kamikaze, les vents divins qui coulent la flotte mongole.

Expulsion des Mongols

La présence mongole provoque un recul important de la foi dans Bouddha, et le confucianisme occupe le terrain libéré. C'est avec le roi Gongmin (régnant de 1351 à 1374) que le début du recul mongol débute. La Corée subit cependant l'invasion des Turbans rouges (rebelles chinois) qui ravagent le pays en 1360. Le général Yi Seonggye vainc Mongols et Djourchet en 1364, mais la nouvelle dynastie Ming en Chine l'empêche de reprendre la Mandchourie.

Il s'attaque aux pirates japonais : ceux-ci menaient des raids sur les côtes depuis le XIIIe siècle, mais leurs pillages avaient pris une telle ampleur au XIVe siècle que les zones côtières étaient complètement abandonnées. Yi Seonggye organise la chasse aux pirates et éradique ce danger, ce qui lui vaut une grande popularité. Le roi, passé sous l'influence du moine Sin-Ton, est assassiné (1374) et la faction mongole prend le pouvoir. Elle paie tribut aux Ming à partir de 1384, qui décident d'établir une commanderie dans le Hamgyeong.

Ceci provoque la décision d'envahir le Yodong, en Chine, en 1388. Le général Yi Seonggye est chargé du commandement de l'armée (38 000 hommes). Mais ce dernier fait demi-tour à la frontière et prend le pouvoir en 1392. Il fonde la dynastie Joseon, et renforce son pouvoir par des réformes agraires.

Œuvre administrative

La dynastie Goryeo instaura en 958, sur le modèle chinois, un concours de recrutement de la fonction publique. Trois épreuves étaient organisées, dont une (myeonggyeong kwa) était consacrée à la lecture et l'interprétation des classiques. Ce fut un progrès énorme, qui permit de sélectionner les plus aptes à remplir les tâches administratives. C'est aussi ce concours qui poussa la classe aisée à l'étude du chinois classique, et par conséquent à l'imprégnation des esprits par la philosophie confucéenne. Le concours ne fut aboli qu'en 1895.

Au Xe siècle aussi, un haut-fonctionnaire, Chœ Seung-ro (927-989) rédige un long mémoire destiné au roi, traitant de l'ensemble des problèmes contemporains, et qui forme un manuel de bon gouvernement confucéen, inspiré par le principe réglant la cœxistence du bouddhisme et du confucianisme :

«Le bouddhisme permet de la culture de soi, le confucianisme à la gestion du pays ; la culture de soi, c'est en vue de la vie future, la gestion du pays, c'est la tâche du présent. »

La caste de fonctionnaires créée par ce concours se dévoua totalement à l'État, qui assura en contrepartie une forte ascension sociale à ces personnes d'origine modeste. Elle contribua aussi à diffuser la philosophie confucéenne.

Le cinquième roi, Gyeongjong (??, ??), lança un programme de remembrement cadastral, le Jeonsigwa (???, ???). Le sixième roi, Seongjong, (??, ??) engagea des fonctionnaires pour la gestion locale, rôle auparavant tenu par des seigneurs.

Religion et arts

Sous la dynastie Goryeo, le bouddhisme connaît un apogée : religion d'État, fortement lié au pouvoir, il reçoit de nombreux dons de terres des rois successifs. Son clergé exerce aussi une grande influence. L'intégralité du canon bouddhique fut gravé sur 80 000 panneaux de bois, conçus pour invoquer l'aide du Bouddha pour repousser les Mongols (Tripitaka Koreana)  ; ces panneaux sont conservés au temple de Hæinsa (???).

Dans le domaine des arts, Goryeo excella surtout dans les céramiques. Les Coréens mirent au point le céladon, un vernis bleu-vert avec inscrustations, finement marqueté. Cette céramique s'exportait dans tout l'Orient, et est la forme d'art typiquement coréenne la plus connue.

Les Coréens inventèrent aussi les caractères mobiles en 1234, pour un ouvrage sur l'étiquette de la Cour. Un ouvrage de sermons bouddhistes imprimé selon cette méthode en 1377 est conservé à la Bibliothèque nationale de France. C'est le plus vieux livre à caractères imprimés au monde, dont la Corée souhaite la restitution.

L'historiographie officielle de cette période est présentée dans le Goryeo-sa, rédigé en 1451 par Chong In-ji.

Voir aussi

Liens et documents externes

Notes et références de l'article


Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : roi - corée - goryeo - mongols - périodes - état - pouvoir - mongole - dynastie - royaumes - concours - invasion - silla - fin - furent - fonctionnaires - administrative - militaire - fut - coréen - nord - début - œuvre - général -


Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Goryeo.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu