Jean-Félix Bapterosses

Jean-Félix Bapterosses est un inventeur et un industriel français né en 1813 à Bièvres et décédé en 1885 à Briare.


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Industriel français du XIXe siècle - Naissance en 1813 - Naissance en Seine-et-Oise - Décès en 1885 - Personnalité du Loiret - Officier de la Légion d'honneur - Céramique

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Jean-Félix Bapterosses
Mapterosse.JPG
Naissance 2 septembre 1813
Bièvres
Décès 13 avril 1885 (à 71 ans)
Briare
Nationalité Drapeau : France France
Pays de résidence Drapeau : France France
Profession (s) industriel
Activité (s) principale (s) céramique
Distinctions officier de la Légion d'honneur
Ascendants Jean-François Bapterosses
Conjoint (s) Anne-Léontine Jahan
Enfant (s) Blanche (épouse) Loreau, Jeanne (épouse) Yver

Jean-Félix Bapterosses est un inventeur et un industriel français né en 1813 à Bièvres et décédé en 1885 à Briare.

Il a fondé à Paris en 1845 une fabrique de boutons de porcelaine. Il rachète la faïencerie de Briare en 1851 devenue les Émaux de Briare ensuite, puis la Faïencerie de Gien en 1865.

Il incarne l'archétype du paternalisme de l'entrepreneur catholique du XIXème siècle, se souciant du bien-être physique et moral de ses ouvriers, tout comme ses contemporains Henri Schneider au Creusot ou les Wendel à Jœuf.

Biographie

Jean-Félix Bapterosses, né le 2 septembre 1813 à Bièvres dans le département de Seine-et-Oise est le dernier d'une fratrie de cinq enfants [1]. Son père, Jean-François, était contremaître chez Dollfus-Mieg et Compagnie et Jean-Félix le rejoint dès onze ans comme apprenti[A 1]. Il gravit les échelons d'ouvrier à contremaître dans différents ateliers de construction parisiens [2].

Marié en 1849, il aura quatre enfants [1]. Il s'installe à Briare en 1851 et loge avec sa famille dans la maison de maître de la produit (aujourd'hui siège du musée de la mosaïque et des émaux).

Il meurt à Briare le 13 avril 1885[1]. Dix mille personnes venant de toute la région mais également de Paris assistent à ses funérailles [3]. Actuellement, on peut voir son buste en bronze sculpté par Henri-Michel-Antoine Chapu et réalisé par Barbedienne sur la place de la République à Briare [4]où un monument lui est consacré ainsi qu'au musée de la mosaïque et des émaux.

Un inventeur précoce

Très tôt, Jean-Félix Bapterosses se révèle créatif s'intéressant spécifiquement à la mécanique. Il présente un modèle de fusil se chargeant par la culasse vers 1835[A 1]. Il dépose un premier brevet dès l'âge de 24 ans en 1837 puis en 1838 pour le perfectionnement de la lampe mécanique découverte par Bertrand Guillaume Carcel[A 1]. Il se tourne ensuite vers un projet de machine à vapeur[A 1] avec en tête une locomotive rapide (nous sommes dans les années du lancement du chemin de fer, les Anglais étant les précurseurs), projet qui fera finalement l'objet d'un brevet en 1842.

Il part en voyage en Angleterre en 1843 pour visiter les usines de Minton (Stoke-on-Trent dans le Staffordshire, région spécialisée dans la céramique) et de Chamberlain (Worcester), fabricants de boutons céramiques qu'ils frappent à l'unité. Il rentre de ce périple pour déposer le brevet en 1844 d'une presse pouvant produire 500 pièces à la fois[A 1]. La vente de ce dernier devait lui permettre de financer la fabrication de sa machine à vapeur, dont le brevet avait été déposé deux années plus tôt. Le prix demandé pour la machine étant trouvé trop élevé par les anglais [5], Jean-Félix Bapterosses resta avec sa machine à frapper les boutons sans savoir fabriquer la pâte à bouton[A 2]. Après réflexion, il se découvrit des talents de céramiste et mit au point une pâte plus souple que la respectant les traditions pour la confection des boutons en ajoutant du lait. Il profita de cette occasion pour inventer un four breveté à "moufles ouverts" chauffé à la houille en 1847 qui permettait de surveiller de façon continue la cuisson des boutons[A 2]. En 1849, Jean-Félix Bapterosses est récompensé par la section céramique de l'exposition de 1849, mais particulièrement vite il devra se défendre contre des contrefacteurs. Son talent d'innovateur fut cependant particulièrement vite reconnu, surtout par Jacques-Joseph Ebelmen directeur de la manufacture nationale de Sèvres [6] et même jusqu'en Allemagne par G. Kühn, directeur de la manufacture royale de porcelaine de Saxe [A 3].

L'ère industrielle

Jean-Félix Bapterosses ouvre sa première produit de boutons en porcelaine en 1845 à Belleville, qui n'est pas encore rattaché à Paris. Deux ans à peine après l'ouverture de cette usine, et grâce à ses nombreuses inventions, les usines de Minton et Chamberlain doivent abandonner la fabrication de boutons. Particulièrement vite le succès aidant il doit s'agrandir et déménage sa manufacture rue de la Muette. Le succès s'accroissant toujours combiné aux troubles sociaux découlant des évènements de 1848 l'incitent à chercher en province un futur emplacement pour sa manufacture.

En 1850, à la recherche d'un emplacement pour agrandir son usine, on dit que c'est à l'occasion d'une panne de diligence qu'il découvre la faïencerie de Briare alors en difficultés financières. Il la rachète en 1851. Aidé par son frère aîné, Jean-Frédéric Bapterosses, il se mit à développer les formes et les couleurs de ses produits. Il construit quelques années après une briqueterie aux Combles, près de Châtillon-sur-Loire [7] qui lui permet d'agrandir énormément la faïencerie d'origine.

En 1860 il lança la fabrication des boutons à queues métalliques[A 2] et en 1864 celle des perles[A 3].

Il devint, à l'occasion de sa transformation en société anonyme, le premier président du conseil d'administration de la faïencerie de Gien [8] pour laquelle il inventa un dispositif d'encastage spécial qui fut en partie à l'origine du succès de la marque[A 3]. Il construisit dans son enceinte, hormis une annexe à sa produit de perles et de boutons de Briare, une usine à gaz qui assura surtout l'éclairage public de Gien pendant 20 ans (jusqu'en 1886) [9].

Un philanthope impliqué

Jean-Félix Bapterosses est particulièrement croyant et proche des catholiques libéraux [10] dans la lignée de Félix Dupanloup, évêque d'Orléans. Il devient administrateur et donateur du Bureau de Bienfaisance Briarois -institution au service des indigents- dès 1854 [11]. Il finance l'achat du chateau des seigneurs du canal pour en faire la Mairie en 1861 [12]. En 1867 il créa une "société de secours mutuels" -sorte de Sécurité Sociale avant l'heure- [13] pour s'occuper de ses ouvriers souffrant mais également pour les autres habitants de la commune souhaitant en profiter [14]. En 1869, Il construisit aussi des écoles qui reçoivent 240 enfants au sein de l'usine [15], et alla même jusqu'à inventer un procédé mécanique (breveté en 1868) pour régler l'éloignement du siège et la hauteur du repose pied selon la taille des enfants[A 3]. En 1875, il ouvrit à ses frais une école à Langesse, où néenmoins il n'a pas d'intérêt direct [16]. Puis il fit construire en 1876 les cités ouvrières qui logèrent plus de 180 familles, soient à peu près 800 personnes [17]. Peu avant sa mort en 1882, il avait dessiné les plans pour construire un hôpital et une maison de retraite[A 3].

Une carrière politique étendue

Jean-Félix Bapterosses fut conseiller municipal de Briare dès 1852, soit une année à peine après son arrivée à Briare et jusqu'en 1874. Il reçut le plus de voix mais ne brigua jamais la charge de maire [18]. Il devint ensuite délégué cantonal puis conseiller général dès 1857 du canton de Briare, soutenu en cela par le gouvernement par le biais du sous-préfet de Gien. Il conserva son siège jusqu'à son décès en 1885 [19]. Il fut appelé en 1855 chevalier de la Légion d'honneur, et il reçut en 1878 le grand prix de céramique et la rosette d'officier de la Légion d'honneur [A 4].

Sa descendance

Ayant eu trois filles et un seul garçon (Léon, mort en 1886) [20], Jean-Félix Bapterosses voudra assurer sa succession en filtrant soigneusement ses gendres selon leurs études : Raymond Bacot époux de Marie-Louise est polytechnicien, Alfred Loreau époux de Blanche sort de l'École centrale alors que Paul Yver, époux de Jeanne est aussi polytechnicien. Les trois gendres se succéderont à la tête des émaux de Briare. Pour les deux derniers, ils suivront les traces de leur beau-père à la faïencerie de Gien et prendront différents mandats politiques (maire de Briare pour Paul Yver ; maire de Briare, conseiller général du canton de Briare et député du Loiret pour Alfred Loreau. Le nom Bapterosses s'éteindra malgré deux tentatives de le faire revivre par ses petits enfants qui avaient adjoint son nom au leur : René Loreau-Bapterosses et André Yver-Bapterosses.

Notes et références

  1. La généalogie de la famille Le Priol (lettre B) sur www. gatinaisgeneal. org, Association Gâtinais généalogique. Consulté le 10 novembre 2010
  2. la manufacture Bapterosses p. 7
  3. Une aventure industrielle p. 34
  4. un canal des émaux p. 124
  5. Briare-le-Canal et ses seigneurs p. 164-165
  6. Jean-Félix Bapterosses 1813-1885
  7. centenaire de la manufacture p. 9
  8. La faïence de Gien p. 67
  9. Le Giennois industriel p. 49
  10. Un canal des émaux p. 124
  11. La manufacture Bapterosses p. 73
  12. la manufacture Bapterosses p. 152-154
  13. un canal des émaux p. 126
  14. la manufacture Bapterosses p. 69
  15. la manufacture Bapterosses dans Briare p. 79
  16. la manufacture Bapterosses dans Briare, P. 166
  17. la manufacture Bapterosses dans Briare, P. 65
  18. la manufacture Bapterosses dans Briare p. 139
  19. la manufacture Bapterosses dans Briare p. 140
  20. une aventure industrielle p. 40
  1. p.  184
  2. p.  185
  3. p.  186
  4. p.  187

Voir aussi

Bibliographie

Sources historiques

Ouvrages didactiques

Autres sources



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