Poterie d'Impruneta

La Poterie d'Impruneta regroupe les productions en terre cuite façonnées depuis le Moyen Âge dans la région d'Impruneta, au sud de Florence.


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La Poterie d'Impruneta regroupe les productions en terre cuite façonnées depuis le Moyen Âge dans la région d'Impruneta, au sud de Florence.

Poterie terracotta, Villa Capponi, Toscane

Historique

La production de poterie d'argile, jarres pour l'huile ou pour le grain, amphores, briques et tuiles pour la construction, dans la péninsule italienne remonte à l'antiquité.

Les premiers documents attestant de la réalisation de matériaux en terre cuite dans certaines zones du Chianti remontent au XI° siècle; un document authentifié de 1098 donne des indications sur des tuiliers œuvrant sur le territoire d'Impruneta.
Il existait déjà en 1308 une corporation locale réunissant les artisans constructeurs de jarres et de cruches qui protégeait et réglementait la production des terres cuites.

Les archives municipales et les archives paroissiales d'Impruneta, mais aussi les archives d'Etat de Florence conservent de nombreuses sources documentaires.
Celles-ci montrent comment la production de terre cuite - du XV° jusqu'à nos jours – a caractérisé non seulement l'économie, mais également la vie sociale du territoire d'Impruneta et est devenue l'élément fondateur d'une culture spécifique, celle de la Terracotta.

En 1419, Brunelleschi choisit la terre cuite d'Impruneta pour construire la coupole de la cathédrale Santa Maria del Fiore à Florence car ce matériau offrait à la fois des caractéristiques de solidité et de légèreté – la voûte de la coupole n'a en effet aucune armature de soutien – que seule la terre cuite peut donner. L'architecte, particulièrement strict, prétendit que les briquetistes d'Impruneta fournissaient des matériaux parfaits. Il est envisageable qu'une technique ou un gâchage différent, comparé aux autres édifices florentins du XI° siècle furent utilisés pour les briques de la coupole.

Le développement de la production fit apparaitre de véritables dynasties de briquetistes : la famille Casini, les Falciani (qui donnèrent leur nom à un hameau près d'Impruneta), mais également les Vantini, les Soderi et les Vanni qui œuvrèrent au XVIII° siècle. Sans oublier les Ricceri et les Agresti, toujours actifs depuis le XVIII° siècle.
A la fin du XVIII° il y eut un accroissement des briquetteries suite à l'abolition, par le Pierre Léopold Ier de Toscane, de la taxe sur les terres d'argiles ainsi qu'à une certaine liberté de vente des terres cuites.

Les grandes transformations urbaines de Florence entrainèrent une période faste pour la production de la terre cuite. Les caractéristiques de l'argile locale furent étudiées avec l'intention d'en perfectionner toujours la qualité.
Au début du XIX° siècle, mais en particulier à partir du début du XX°, certains procédés industriels furent introduits dans les poteries et permirent une production à plus grande échelle, surtout pour les matériaux destinés aux bâtiment.

Actuellement, la production industrielle d'Impruneta s'est orientée essentiellement vers la réalisation de dallages en terre cuite de haut de gamme et autres produits à haute valeur ajoutée.

La production artisanale de la terracotta reste basée sur des méthodes de travail manuelles. Assisté par un minimumde moyens mécaniques, toujours rudimentaires, l'artisan de la terre cuite d'Impruneta a maintenu son ancienne tradition de produits manufacturés, pour l'intérieur, pour le jardin ou pour la restauration de pièces anciennes.

De l'argile à la terre cuite

Extraction et préparation

L'argile, élément de base pour la production de terre cuite d Impruneta, est extraite des carrières à ciel ouvert, près d'Impruneta, localité proche de Florence, entre les vallées des torrents, Ema et Greve.

La zone d'extraction est limitée – à peu près 200 km² – donc la valeur de ce matériau est remarquablement préservée. Géologiquement il appartient à la totalité allochtone, plus simplement il s'agit de terrains constitués de marnes calcaires et d'argiles écailleuses, limités à certaine zone d'Impruneta et de Greve.

Parmi les composants chimiques les plus spécifiques il faut citer l'oxyde de fer qui permet la coloration du produit cuit en un rouge spécifique, les sels de carbonates de calcium qui donnent au produit manufacturé fini des caractéristiques de perméabilité et de porosité spécifiquement importantes pour les récipients en terre – vases de jardin, pots de fleurs – mais également pour les jarres à huile dans la mesure où ils empêchent les stagnations d'eau et assurent au contenu une bonne aération.

L'argile extraite, conservée au soleil, doit être choisie et scindée des nombreux matériaux à éliminer. Cette opération ne peut être que manuelle. Grâce à la mouture faite avec des lourdes machines à broyer, on obtient ensuite une poudre - plus ou moins granuleuse – qui est passée au crible et mise dans un silo.

A ce stade la machine de gâchage et en particulier l'habileté et l'expérience du briquettiste forme un tout indispensable. Quelle proportion d'eau ? … Il existe évidemment des formules, mais ce qui compte pour le résultat «plastique» c'est le travail et la présence constante de l'artisan et son savoir-faire pour obtenir une terre d'argile idéale !

Le travail de l'argile

L'artisan de l'impruneta travaille l'argile - selon une ancienne tradition – à la main et avec créativité. Un vase peut être par exemple modelé comme «une maquette», il existe des moules de plâtre, façonnés à leur tour à partir de formes anciennes, sur lesquels est étendu et modelé à la bonne épaisseur. Il faut attendre à peu près une journée pour que le travail ainsi réalisé sèche bien, puis le moule est démonté et le travail de finition est fait à la main.

La méthode de «travail en rond» est une ancienne technique de travail. Le moule est le plus souvent en terre cuite et l'argile est ajoutée «par colombins» sur l'extérieur ; ici c'est l'homme qui tourne autour du moule et non le contraire comme cela se fait avec le tour. Quand la terre est compacte, le produit manufacturé est retourné et , une fois que le moule est retiré, le pot est terminé en ajoutant dans un second temps les bords et la décoration.

Bien peu d'artisans sont actuellement en mesure d'appliquer la technique la plus ancienne et la plus complexe, le'travail de fond'. Cela impressionne le spectateur d'assister à la création, à partir d'une boule d'argile, d'un objet de dimensions quelquefois importantes, tel qu'une jarre ou un pot. Il n'y a pas de moules, mais uniquement des dessins avec les dimensions (hauteur, largeur)  ; le produit manufacturé croît de 10 à 15cm. par jour et il faut quelques semaines avant de le terminer.

Sèchage et cuisson

Sur l'aire et sous les arcades de la poterie, nous pouvons voir les produits façonnés qui sont positionnés là pour sécher ; en premier lieu lentement pour éviter des fractures et des déformations (l'argile en séchant se rétracte, diminue de volume de 10 à 15%), puis ils sont positionnés dans de véritables séchoirs - généralement des anciens fours désaffectés - alimentés par l'air chaud récupéré à partir du refroidissement de fours actifs. Le moment venu les pots manufacturés sont entassés dans la chambre de cuisson, avec précaution l'un sur l'autre mais scindé par des supports en matières réfractaires… une ancienne technique spécifique qui demande énormément d'habileté et d'expérience.

Le cycle de cuisson dans des fours - actuellement alimentés au gaz méthane - se compose de deux phases : 22/24 heures sont nécessaires pour amener graduellement la température à 930 degrés, ensuite stabiliser 10/12 heures à cette température. Deux jours uniquement après la cuisson il est envisageable d'enlever les produits façonnés du four puis les baigner abondamment dans l'eau pour éteindre la chaux à l'intérieur, et … enfin de les prédisposer à l'exposition et la vente.

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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