Tournai

Tournai est une ville francophone de Belgique localisée en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut et siège de l'évêché de Tournai.


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Tournai - Ville de la province de Hainaut - Commune de la province de Hainaut

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Drapeau communal Tournai
Les cinq tours romanes et le chœur gothique de la cathédrale de Tournai
Belgium location map.svg
Tournai
Armoiries Situation de la ville au sein de l’arrondissement de Tournai et de la province de Hainaut
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Tournai
Coordonnées 50°36′N 3°23′E / 50.6, 3.383
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
213, 75 km² (2005)

70, 51 %
5, 28 %
21, 62 %
2, 59 %

Données sociologiques (source : statbel. fgov. be)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
68 193 (1er janvier 2008)

48, 75 %
51, 25 %
319 hab. /km²

Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
65 ans et +
(1er janvier 2008)

19, 79 %
62, 74 %
17, 48 %

Étrangers 8, 04 % (1er janvier 2008)
Économie
Taux de chômage 15, 61 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 12 950 €/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Christian Massy (PS)
Majorité PS-cdH
Sièges
PS
MR
cdH
Ecolo
39
18
10
7
4
Sections de commune
Section Code postal
Tournai
Ere
Saint-Maur
Orcq
Esplechin
Froyennes
Froidmont
Willemeau
Ramegnies-Chin
Templeuve
Chercq
Blandain
Hertain
Lamain
Marquain
Gaurain-Ramecroix
Havinnes
Beclers
Thimougies
Barry
Maulde
Vaulx
Vezon
Kain
Melles
Quartes
Rumillies
Mont-Saint-Aubert
Mourcourt
Warchin
7500
7500
7500
7501
7502
7503
7504
7506
7520
7520
7521
7522
7522
7522
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7530
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7532
7533
7534
7534
7536
7538
7540
7540
7540
7540
7542
7543
7548
Autres informations
Gentilé Tournaisien (ne)
Zone téléphonique 069
Code INS 57081
Site officiel www. tournai. be

Tournai (en néerlandais : Doornik, en allemand : Dornick) est une ville francophone de Belgique localisée en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut et siège de l'évêché de Tournai.

Tournai est une des plus vieilles villes de Belgique avec Arlon et Tongres. Elle a joué un rôle historique, économique, religieux et culturel important au sein du Comté de Flandre durant le Moyen Âge[1].

Le beffroi (le plus ancien de Belgique) et la cathédrale Notre-Dame de Tournai sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. La cathédrale, imposante construction d'art roman et d'architecture gothique, est célèbre pour ses cinq clochers mais aussi pour son trésor.

Le Tournaisis est le nom qu'on donne à la région de Tournai.

Étymologie

La ville est documentée sous les noms de Turris Nerviorum Ier siècle, Turnacum 300, Turnaco 365, ce qui signifie : lieu (suffixe celtique āko > -ACU) des collines (gaulois turno- «hauteur» [?], cf. breton torn-aot «hauteur du rivage», «falaise») [2], [3], [4]. La racine *turn- «hauteur» serait préceltique pour Jean Loicq [5], celtique pour Xavier Delamarre[6].

Homonymie avec Tournai-sur-Dive et les nombreux Tournay, Tourniac, Tornac, etc. Le même élément turno- est identifiable dans Turno-magus > Tournon, *Turno-durum > Tonnerre.

Géographie

MapTournai.svg

Tournai se situe dans la Basse-Belgique, à la limite sud de la plaine flamande, dans le bassin de l'Escaut. Elle est membre de la province de Hainaut, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique. Tournai a son propre arrondissement qui réunit les communes de Tournai, Antoing, Brunehaut, Celles, Estaimpuis, Leuze-en-Hainaut, Mont-de-l'Enclus, Pecq, Péruwelz et Rumes. Tournai est une ville qui comprend de nombreux parcs, églises et remparts.

Cette ville francophone fut pendant longtemps un des centres urbains principaux du Comté de Flandre, du Royaume de France et des Pays-Bas (autrichiens, espagnols, …), mais un déclin économique et une stagnation démographique à la révolution industrielle a fait d'elle une ville de petite taille de la dorsale européenne.

Sa superficie de 213, 75 km² en fait la commune la plus étendue de Belgique, et elle est principale en population du Hainaut occidental. Elle est localisée à 85 kilomètres à l'ouest de Bruxelles ainsi qu'à 25 kilomètres à l'est de Lille. Elle est constituée de 30 communes avant la fusion.

Milieu physique

Tournai et l'Escaut

La «cité aux cinq clochers» est traversée par l'Escaut et est membre du sous-bassin Haut-Escaut. Elle est membre du chapelet de villes scaldiennes, toutes distantes entre elles d'une trentaine de kilomètres : Cambrai, Valenciennes, Tournai, Audenarde, Gand, Termonde et Anvers. L'Escaut naît sur les plateaux de la Picardie. Après avoir divagué dans la plaine alluviale, le fleuve se resserre aux environs d'Antoing, en perçant le dôme du Mélantois, jusqu'à Tournai pour ensuite pénétrer la plaine flamande et continuer une route jadis pleine de méandres. Tournai est par conséquent entre deux régions duales : des plateaux au sud et des plaines au nord, régions de pierre calcaire propice à l'exploitation de carrières en amont et la plaine flamande propice au commerce en aval.

Grâce à cette ouverture de la vallée de l'Escaut, Tournai a eu dès sa fondation une vocation de ville de passage et de contact. La rive gauche est plus redressée que la rive droite, avec un point culminant à 77 mètres (le Pic-Au-Vent). Par contre, la rive droite est occupée par une plaine alluviale d'un petit rieu, le rieu d'Amour. La position surélevée de la rive gauche y a favorisé l'établissement de la ville, en plus de la rencontre entre la voie romaine Arras-Asse et l'Escaut, ainsi qu'une voie romaine secondaire, la voie Bavay-Cassel-Boulogne-sur-Mer.

L'Escaut a eu un rôle économique important tout au long de l'histoire de la ville. Le tonnage autorisé de l'Escaut à Tournai est actuellement de 1 350 tonnes.

Le fleuve est assez pollué, même si la qualité de l'eau se perfectionne depuis la construction de stations d'épuration. Les industries lourdes françaises à la frontière ont pendant de nombreuses années déversé énormément de polluants. Le fleuve est aussi pollué par la consommation des habitants et l'épandage des agriculteurs. Au début du XXe siècle, l'Escaut était reconnu pour contenir énormément de poissons, en particulier des saumons à la belle saison. Les populations de poissons sont assez faibles désormais.

Nappes phréatiques

La ville est localisée au-dessus d'un réseau abondant de nappes phréatiques du calcaire carbonifère.

Cette grande nappe phréatique du calcaire carbonifère dépasse les frontières régionales et nationales et est surexploitée. Elle ne connaît pas de frontière administrative. Ce sont en premier lieu les Français qui ont puisé excessivement, puis les Belges (côté francophone et néerlandophone) sans tenir compte l'un de l'autre. Le niveau piézométrique diminue d'un mètre par an depuis les années 1960 (bien que ce niveau ait tendance à stagner ces derniers temps). La nappe a ainsi perdu près de 70 mètres en 50 ans. Les trois régions (wallonne, flamande et Nord-Pas-de-Calais) ont actuellement instauré une concertation pour mettre fin à cette surexploitation qui entraîne des puits karstiques, plus connus sous le nom de «puits naturels», dans la région de Tournai.

Géologie

Tournai est localisé sur un anticlinal, l'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis. Cette structure géologique est orientée est-ouest et ses failles longitudinales sont pour la majorité décrochantes dextres. Elle s'ennoie à l'est et passe à une dépression synclinale au nord : le Synclinal de Roubaix.

L'Anticlinal faillé du Mélantois-Tournaisis est entaillé par la vallée de l'Escaut, ce qui fait qu'entre Tournai et Antoing, la roche calcaire affleure plus ou moins la surface du sol. Cette roche du socle paléozoïque est nommée «Calcaire de Tournai» et fait partie d'un étage du Carbonifère inférieur, nommé Tournaisien. C'est un calcaire argilo-siliceux formant une ensemble assez monotone de couches dont l'épaisseur totale dépasse les 300 mètres et est large d'environ 25 mètres.

La roche calcaire servit dès l'Antiquité de matériaux de construction à la fois brute et taillée mais également transformée en Chaux et en ciment. Elle est toujours exploitée à notre époque, même si de nombreuses carrières ont fermé.

La totalité de la région de Tournai est recouvert par des limons éoliens du Pleistocène (lœss). Les fonds des vallées sont colmatés partiellement par des alluvions anciennes (Pleistocène) et récentes (Holocène).

Milieu naturel

Malgré un caractère assez vert, le milieu naturel de Tournai est pauvre et s'appauvrit toujours aujourd'hui. La biodiversité y régresse car l'urbanisation y est forte et la pollution importante. Tournai se trouve entre deux parcs naturels, le parc naturel des Plaines de l'Escaut au sud et le parc naturel du Pays des Collines[7] au nord-est . La région de Tournai a par conséquent vocation à être une zone de liaison entre ces deux parcs naturels. Malheureusement, ce n'est pas la réalité.

Il y a quelques types de milieux naturels dans la commune de Tournai : les parcs, les friches, les haies, les zones humides comme les marais du rieu d'amour, les anciennes carrières comme celle de «l'Orient», les rieus et fonds de vallée, et les espaces boisés.

La campagne tournaisienne est soumise à une forte urbanisation depuis plus de 20 ans, qui va en s'aggravant car énormément de Français et de Bruxellois ont été attirés par des prix immobiliers faibles comparé à leurs régions d'origine. Un certain nombre de Français sont aussi venus dans la région pour éviter l'impôt de solidarité sur la fortune, leur déménagement facilité par l'ouverture des frontières des pays européens. Le village d'Orcq, mais aussi la commune voisine d'Estaimpuis, sont connus pour abriter quelques grandes familles françaises.

L'environnement de Tournai est assez pollué et mis à rude épreuve, surtout par le rythme de vie des habitants (circulation automobile, …). L'industrie cimentière a une influence assez forte aussi, par la dégradation de terrains en carrière pour y extraire de la pierre et la constitution de terrils par les remblais. Cette industrie cimentière a une incidence sur la qualité de l'air, par la combustion du calcaire, mais aussi par l'utilisation des fours pour l'incinération des déchets. Cette incinération est toujours particulièrement mal ressentie par les populations locales, en particulier les villageois de Gaurain-Ramecroix. La région des carrières de Tournai-Antoing est nommée «le Pays Blanc» parce que les rejets de poussière de l'industrie cimentière rendent les toits blancs et les lieux à proximité des carrières et des cimenteries ressemblent à des paysages lunaires.

Climat

Tournai jouit d'un climat tempéré océanique. Les principaux traits de ce climat sont les faibles amplitudes thermiques saisonnières et des précipitations modérées tout au long de l'année.

Vue sur l'Escaut, le pont des Trous, le beffroi et la cathédrale Notre-Dame de Tournai

Histoire

Article détaillé : Histoire de Tournai.

La ville, fondée il y a plus de 2 000 ans, a changé fréquemment de nationalité : gallo-romaine, franque (cité royale sous le règne de Childéric Ier et de Clovis Ier, et par conséquent ainsi la première capitale du royaume franc). Tournai est déjà une cité importante au temps des Romains. Au IIIe siècle, Saint Piat évangélise la ville qui passe au Ve siècle sous la domination des Francs Saliens. Aux alentours de 850, elle est intégrée dans le comté de Flandre, qui deviendra pays vassal du roi de France. À partir de 1187, suite aux luttes des Tournaisiens, la ville prend une certaine indépendance vis-à-vis du reste du comté en dépendant directement de la couronne de France (tandis que son pays, le Tournaisis, reste flamand jusqu'à son annexion par Philippe le Bel). Elle reste française jusqu'en 1521 (exceptée une brève occupation anglaise sous Henri VIII en 1513). En 1521, le siège de la ville fait passer cette dernière aux mains de Charles Quint et Tournai rejoint ainsi les Pays-Bas espagnols. Louis XIV la conquiert en 1668, mais doit la céder à l'Autriche en 1713. À partir de cette date, la cité connaîtra le même sort que la totalité des Pays-Bas autrichiens. En 1745 a lieu la bataille de Fontenoy (village localisé à plus ou moins 10 km de Tournai) avec la victoire française et irlandaise contre les troupes anglaises et autrichiennes. La ville est conquise par la France sous la Révolution et l'Empire, puis est rattachée au royaume des Pays-Bas (1815). En 1830, elle est intégrée dans la Belgique indépendante.

Patrimoine

Église Sainte-Marie-Madeleine
Église Sainte-Marguerite

Architecture religieuse

Les paroissiens se rendant aux offices, dans les édifices ci-dessous, relèvent du Diocèse de Tournai dont Mgr Guy Harpigny est l'évêque.

Architecture civile

Ensembles architecturaux

Architecture militaire

Monument rappelant le souvenir des soldats français morts durant le siège de la citadelle d'Anvers en 1832. (Tournai, place de Lille)
  • Le Fort Rouge
  • La citadelle (caserne Ruquoy)
  • Le Monument aux Français

Musées

Éléments urbains

Le pavé P de Tournai est localisé au milieu de la placette du Bas Quartier parmi un pavage plus récent.
Pavé P de Tournai

Il s'agit d'un ancien pavé de pierre sur lequel est gravé la lettre P. Il est localisé au milieu de la placette du Bas Quartier, dans le centre historique de la ville. Lors de la transformation de cette placette en zone piétonne dans les années 1980, la décision est prise de garder cet élément spécifique.

Statues et monuments

Tournai, ville flamande d'expression romane

Tournai est une ville belge de langue française. La langue locale, et le picard, comme dans le reste des autres communes du Hainaut et du nord de la France.

La ville de Tournai, qui a par le passé toujours profité d'une assez large autonomie, est membre de la Flandre romane, tout comme Lille, Douai, Tourcoing ou Mouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'aire culturelle flamande et possèdent par conséquent des caractéristiques flamandes qu'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture... ) [8].

La Grand-Place, Christine de Lalaing (Statue), le beffroi et la cathédrale Notre-Dame de Tournai

Ainsi, la ville de Tournai fut l'un des grands centres culturels et économiques flamands :

Même si elle se situe dans l'aire culturelle flamande, Tournai possède aussi des trésors de l'art mosan, style typique de l'espace culturel wallon. En effet, les deux plus importantes châsses de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, les châsses de Notre-Dame flamande et de Saint-Eleuthère (XIIIe siècle), sont deux œuvres de Nicolas de Verdun (artiste liégeois né en 1181) dont l'évêché de Tournai avait passé commande. Ces reliquaires témoignent de l'opulence des villes de Tournai et de Liège au Moyen Âge : surtout la châsse de Notre-Dame flamande qui est reconnue comme l'une des sept merveilles de Belgique.

Rayonnement artistique

Déjà réputée pour son orfèvrerie à l'époque mérovingienne, la ville devint à la fin du Moyen Âge un centre artistique de grande importance. Avec la châsse de Saint Éleuthère, les orfèvres tournaisiens se distinguent de nouveau dans l'art des métaux ; au XVe siècle, les dinandiers de Tournai concurrencent ceux du pays mosan. Dès le XIIe siècle, l'emploi de la pierre locale dans l'architecture a donné naissance à une école florissante de sculpture : au XVe siècle, fonds baptismaux et monuments funéraires sont taillés de façon magistrale dans cette pierre au grain particulièrement fin ainsi qu'à la couleur gris bleuté, ou alors dans une pierre blanche importée. Au XVe siècle, Robert Campin (mort à Tournai en 1444), contemporain de Hubert van Eyck, et que certains identifient comme le Maître de Flémalle, est l'auteur anonyme d'un groupe de peintures découvertes dans cette localité vers 1900. Les œuvres de cet artiste charment par leur coloris, par la précision avec laquelle sont dépeints les intérieurs et les objets, et par leur sérénité. Dans les sujets les plus graves apparaît une expression plus dramatique, qui fait rapprocher Robert Campin à son élève Rogier de la (ou le ) Pasture. Connu aussi sous le nom de Van der Weyden, ce dernier, né à Tournai (1399–1464), devint peintre de la ville de Bruxelles en 1436. Né à Tournai en 1855, le poète belge Georges Rodenbach s'installera à Paris dès 1887.

Musique

La Messe de Tournai est la plus ancienne messe polyphonique qui nous soit parvenue jusqu'aujourd'hui. Elle rassemble dans un recueil anonyme des pièces datant de 1330 à 1340 à peu près.

Distinctions

La ville décerne le Prix artistique de la Ville de Tournai, et , ensemble avec la Commission provinciale des Fondations de Bourses d'Études du Hainaut, décerne le Prix Lucien Dassellimite, selon le Concours du même nom.

Gastronomie

Les produits de l'entité de Tournai :

Folklore

Économie

Jumelages

Personnalités

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. DHANENS (Élisabeth) et DIJKSTRA (Jellie), Rogier de le Pasture van der Weyden, La Renaissance du Livre, Collection Références, Tournai, 23 septembre 1999.
  2. A. Vincent, Les noms de lieux de la Belgique, Bruxelles, 1927 
  3. Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Crédit communal, coll. «Histoire» (no 70), Bruxelles, 1986 
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003, p.  303–304.
  5. «Avant le latin, la Gaule Belgique», dans Daniel Blampain et al. (dir. ), Le Français en Belgique, Duculot, Bruxelles, 1997, p.  11.
  6. Op. cité.
  7. Site du pays des collines
  8. «Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue !» Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai, vol.  21, Tournai, 1888, p.  270.

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
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