Tuile

Une tuile est un élément de construction utilisé dans le bâtiment comme pièce de couverture de bâtiment et de chaperon de mur.


Catégories :

Matériau de construction - Céramique - Tuile de bâtiment

Recherche sur Google Images :


Source image : usinenouvelle.com
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • ... Les tuiles canal sont des tuiles de forme conique et sont les plus anciennes de l'ensemble des tuiles. Quatre facteurs doivent être pris en ... (source : web-libre)
  • C'est la tuile Canal qui est la plus ancienne des tuiles.... chacun des éléments étant de forme conique. Ces tuiles se bloquent elles-mêmes par glissement.... (source : imerys-toiture)
  • Bonjour pouvez vous me dire ou je peut trouver un revendeur de tuiles canal stop car j'ai quelque tuiles a changer en particulier celle qui ont la forme bombée.... (source : hellopro)
Toiture de tuiles, Chine.

Une tuile est un élément de construction utilisé dans le bâtiment comme pièce de couverture de bâtiment et de chaperon de mur. Ce terme dérive du nom latin de ces objets : tegula, ce terme dérive de tegere qui veut dire «couvrir». La forme tuile est due à la métathèse du i de tiule. Le terme toit à la même origine[1].

La plupart du temps, les tuiles sont fabriquées en terre cuite, parfois en béton. Il existe différents types de tuiles, décrits ci-après. Elle est particulièrement employée dans les régions où l'argile est abondante, le plus souvent dans les plaines, en dessous de 500 mètres d'altitude. Les tuiles sont utilisées comme élément de couverture suffisamment lourd pour ne pas s'envoler avec le vent sur des pentes de toit faibles, mais seule la tuile plate mince fixée peut être mise sur pente s'approchant de la verticale.

Différents types de tuiles

Tuile canal

Toit en tuile canal d'une bergerie localisée dans la commune de Bouyon (Alpes-Maritimes).
Toit suédois, avec utilisation d'une tuile posée à l'envers sur les angles, à Skanör en Suède (construction de 1777)

La tuile canal, ou tuile respectant les traditions, particulièrement utilisée dans le sud de la France, s'inspire des formes et en particulier de l'aspect, une fois posée, des tuiles romaines telles qu'on peut toujours en voir sur les toitures des vieux quartiers des villes italiennes. Ces tuiles étaient de forme différente selon qu'il s'agissait de la tuile du dessous, plate avec deux bords latéraux relevés, ou de celle de dessus, de section semi-circulaire (tegula et imbrex).

Les tuiles canal, qui ont voisiné en France avec les tuiles romaines, étaient fabriquées moulées à partir d'un à-plat de terre de forme rectangulaire et ensuite coupées sur les bords au moulage ou bien à partir d'un trapèze de terre. Un ergot moulé en bout extrême pour accrochage à la volige ou ergot en bout correspondant au pureau (partie découverte) permettait l'accrochage sur les pentes assez fortes (jusqu'à 30%). Ces tuiles historiques étaient scellées avec des patins de mortier, au mortier de chaux occasionnellement de froidure de climat. La tuile canal ne supporte pas la neige qui s'insère, les forts vents qui font refluer l'eau dessous[2].

La tuile canal historique a un profil de creux plutôt fort et même ogival, ou assez aplati selon la région qui va de la Vendée (où elles sont toutes scellées (pour résister au vent qui les déplacerait et la pluie battante) à l'Alsace (petit module au Moyen Âge) et Lorraine en passant par l'Aquitaine et la Provence, on en trouve aussi en Champagne orientale (sur des bâtiments ruraux fabriqués en profondeur et dont les toits étaient à faible pente). La tuile canal est principalement une tuile méridionale[2].

La tuile de courant historique est plus large que la tuile de couvert. Elle est généralement posée simplement sur un voligeage horizontal calée par des morceaux de tuile (casseaux) posés creux vers le bas ou bien calée par des lattes verticales. Les tuiles canal voisinent habituellement dans l'architecture de certaines régions (Périgord par exemple) en toiture à plusieurs pans avec des pans couverts avec des ardoises ou des lauzes. La tuile est posée généralement en alignement des rangs et plus rarement en quinconce de rangs avec ressaut entre les rangs donnant la possibilité d'une pente plus forte sans glissement (le bas du creux de la tuile de courant supérieure reposant sur le haut du dos de la tuile de couverture elle même au-dessus des bords jointifs des tuiles de courant inférieures). La tuile canal historique est posée par des maçons expérimentés (qui utilisent fortement le mortier et rendent la toiture généralement assez lourde et avec un risque de glissement) ou des couvreurs qui utilisent plutôt des cales faites de morceaux. On utilise par conséquent soit du mortier soit une chanlate bois suivant son métier pour la tuile d'égout. Un chéneau peut être disposé en imbrication sous la tuile d'égout (peu courant). La rive de toiture quelle que soit sa façon est protégée par des tuiles de couvert mises en couches (jusqu'à trois) [2].

La tuile canal historique couvre des toitures rampantes (8% de pente maximum) terrasses non accessibles, cachées ou non par des murs acrotères, le matériau étant de faible estime pour les architectes classiques. Elles présentent des difficultés pour couvrir des pans coniques dont les alignements dans le sens de la pente se réduit de deux à un à certains niveaux, cela demande des tuiles de rang supérieur plus larges pour en recouvrir deux. Elles rendent quasi impossible la couverture des dômes. Les tuiles peuvent être vernies ou émaillées et sont alors plus résistantes. Les tuiles historiques sont remplacées sur les monuments par des tuiles récupérées ou artisanales. Les tuiles canal associées aux carreaux (brique plate) sert à former des avant-toits, les génoises[2].

La légende veut qu'jadis, pour lui donner sa forme, l'argile à l'état de pâte était moulée sur la cuisse, en précisant quelquefois «sur la cuisse de femmes...», ce qui pourrait avoir un rapport avec le qualificatif, toujours attaché aux tuiles canal de grandes dimensions, de : «tige de botte». En réalité, on se servait de gabarits en bois sur lesquels la pâte, préformée en galette, était plaquée.

Les tuiles canal, telles qu'elles sont fabriquées aujourd'hui, sont généralement semblables par leur forme, qu'il s'agisse de la tuile du dessous (tuile «de courant») autant que de la tuile du dessus (imbrice ou tuile «de chapeau» ou «de couvert»). Elles sont de section tronconique : le diamètre de base est plus petit à une extrémité qu'à l'autre (le diamètre de base extérieur du haut de la tuile est le même que celui de l'intérieur du bas de la tuile, ce qui permet de les emboîter). Elles sont fabriquées mécaniquement par extrusion (filées) au travers d'une filière de section demi-circulaire, puis par découpage des bords de manière à obtenir la forme tronçonique requise. Des moulures préfabriquées imitent la frise donnée par la tuile canal.

L'assemblage généralisé actuel des tuiles canal est le plus simple. Il est fait sur voligeage horizontal ou bien sur lattes suivant la pente. Il est classique, fait deux par deux, une tuile dessous (de courant) avec le dos en bas et petit bout en bas, une tuile dessus (de couvert) avec le dos en haut, les alignements de tuiles juxtaposées mises en tête-bêche. Ainsi l'eau qui ruisselle sur le dos des tuiles de dessus est recueillie par le canal que forment les tuiles de dessous. L'égout peut être constitué des tuiles de courant, on y ajoute aussi une gouttière pendante. Des tuiles de rive standard existent pour les pignons.

L'étanchéité de ces toitures, le plus souvent de faible inclinaison (15 à 30%), étant limitée par le manque de recouvrement, des films plastiques ou des enduits de bitume sont disposés en sous-face des tuiles qui doivent être ventilées.

Tuile plate

C'est la tuile historique du Bassin parisien, conçue pour des toits dont la pente fait 45° ou alors légèrement plus, comme l'ardoise qui la remplace dans les régions où existent des gisements (Bretagne, Val de Loire, Ardennes). La même tuile, de forme rectangulaire, est aussi présente dans la plus grande partie de l'Angleterre et jusqu'aux Etats-Unis. Dans l'Est de la France, en particulier en Alsace, apparaît une variante de plus grand format caractérisée par son côté inférieur arrondi (on parle alors de «tuiles en écailles» ou de «Bieberschwanz = queue de castor»). Cette variante domine aussi dans toute l'Allemagne centrale et du Sud, où elle est fréquemment posée en double recouvrement, ainsi qu'en Suisse et dans quasiment toute l'Europe centrale.

Tuile panne

Souvent nommée «panne flamande», c'est une tuile fréquemment de larges dimensions, caractérisée par sa section en S et son double emboîtement latéral et supérieur. Fortement associée à l'architecture néerlandaise ainsi qu'à la civilisation hanséatique, elle est répandue tout le long des côtes de la Mer du Nord et de la Baltique, y compris dans les pays baltes. On la rencontre aussi dans l'est de l'Angleterre. Elle est habituellement présente en France au nord de la Somme.

Tuiles à emboîtement

Tuile à emboîtement

En 1841, Xavier Gilardoni invente une Tuile à emboîtement (improprement nommée Tuie mécanique) ainsi qu'à canaux d'écoulement intérieur, inspirée du principe de la tuile flamande historique et économisant poids et surface en évitant la fixation individuelle de chaque tuile sur la charpente comme c'est le cas pour les tuiles plates. Facile d'emploi, stable au vent, elle peut s'adapter à l'ensemble des pentes de toits. Fréquemment décriées pour leur aspect banal, ces tuiles industrielles ont été ensuite déclinées dans différents profils et coloris visant à leur conférer un meilleur aspect esthétique

Tuiles en bois

Fabrication respectant les traditions des essis (tuiles en bois) dans les Vosges.

Dans les régions de montagne, signalons aussi la tuile en bois ou bardeau, comme l'essi (ou essie), utilisée dans les Vosges, ou l'ancelle et le tavaillon, utilisés dans le Jura et les Alpes.

Tuiles accessoires

Il s'agit de tuiles dont la forme permet une finition de la toiture, comme par exemple le faîtage (tuiles faîtières), le contour de cheminée, les bordures (tuiles de rive), les demi-tuiles pour une pose «croisée», les tuiles chatières de ventilation, les tuiles en verre pour laisser pénétrer la lumière du jour dans certaine parties du toit, etc.

Tuiles et environnement

Les tuiles et les briques cuites présentent de nombreux avantages environnementaux mais consomment une quantité significative d'énergie (avec émissions de gaz à effet de serre associées) pour leur séchage (30 % de la consommation d'énergie dans les tuileries industrielles) et cuisson.

De nombreux pays et entreprises veulent perfectionner le bilan énergétique et environnemental des tuileries. A titre d'exemple, le plan national français de réduction des émissions de gaz à effet de serre, limitait les émissions d'équivalent CO2 du le secteur «briquetterie et tuilerie» à 1, 34Mt/an pour la période 2005–2007. La production augmentant de 2% à peu près par an, ceci correspond à une réduction de 15 % des émissions de CO2. La FFTB (Fédération française des tuiles et briques), aidée par l'ADEME et l'UE dans un projet DIDEM Life ont visé à diminuer de 30 % ce CO2 par séchage dans de l'air saturé en humidité pulsé à haute température[3].

Innovations

Différents modèles de tuiles solaires ont été mis au point.

En 2009, des ingénieurs récemment diplômés du MIT ont découvert une tuile modifiant son albédo pour passivement climatiser les bâtiments. Elle devient noire pour absorber la chaleur lorsqu'il fait froid et blanche pour renvoyer 80 % du rayonnement lorsqu'il fait chaud. Un polymère en solution est enfermé sous une couche de plastique transparent et au-dessus d'une couche noire ; Le polymère reste en solution lorsqu'il fait froid, et il forme des gouttelettes blanches qui s'assemblent pour rendre la tuile blanche lorsqu'il fait chaud. Ses inventeurs estiment que cette tuile pourrait - sans autre source d'énergie - faire économiser 20 % des coûts de climatisation. Ces derniers ont annoncé aussi chercher à produire une peinture qui se comporterait de cette manière, pouvant être pulvérisée sur des toitures et murs existants[4].

Bibliographie

Expressions

Références

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de «tuile» du CNRTL.
  2. Traité de couverture respectant les traditions, Pierre Lebouteux, Éd H. VIAL 2001
  3. (fr) Bilan Life Innovation (voir page 61) [pdf]
  4. Enerpress, n° 9931, 20 octobre 2009, brève intitulée «Une tuile qui s'adapte aux conditions climatiques»

Voir aussi

Liens externes

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : tuiles - canal - forme - toiture - toit - pentes - historiques - courant - dessous - posée - dessus - couverture - régions - plate - couvert - bas - bois - bâtiment - fabriquées - terre - différents - vent - faibles - france - bords - section - mortier - généralement - rangs - dos -


Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuile.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 14/12/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu