Tumulus

Le mot latin tumulus sert à désigner une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture. On emploie aussi quelquefois le mot «tertre».


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Tumulus - Mégalithisme - Rite funéraire - Monument - Typologie des sites archéologiques

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  • Les tumuli de terre sont rares à nos époques car ils n'ont généralement... tumulus et un simple clapas, qui peuvent avoir le même genre de taille et de forme.... Tumulus 4 de la can noire centrale. Un des tumuli de la Can Noire centrale... (source : reveeveille)
  • Les tumuli. Des tombes privilégiées et grandioses. Le tumulus de Glimes... D'autres sont actuellement de taille plus réduite, comme ceux d'Herbais et de ... (source : hesbayebrabanconne)
Tumulus de Garrowby
Tumulus d'Evessen (Allemagne)

Le mot latin tumulus sert à désigner une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture. On emploie aussi quelquefois le mot «tertre».

Un tertre n'est fait que de terre, un tumulus de terre et de pierres et enfin un cairn (ou galgal), de pierres.

La tombe peut être de dimensions particulièrement variables : d'un simple dépôt d'ossements brûlés jusqu'à une chambre sépulcrale particulièrement élaborée en pierre sèche et/ou en dalles, auquel cas on parlera de tumulus mégalithique (Voir Dolmen).

Actuellement, les tumuli de terre sont rares, car l'érosion et l'action de l'homme les ont en partie effacés. Les tumuli de pierre (ou cairns) sont par contre assez bien conservés.

Le tumulus est fréquemment consolidé sur son pourtour par un parement en pierre sèche, ou alors par des blocs plus gros ou même par des pierres levées (le péristalithe). Dans le cas des monuments les plus imposants, il peut y avoir une façade architecturée au niveau de l'entrée de la sépulture.

Certains tumuli sont particulièrement élaborés et peuvent être structurés en parements concentriques. Ils présentent alors une élévation en gradins.

Conservation

De nombreux tumuli ont été pillés, ont servi de carrière, quelquefois de butte de tir, ou ont été détruits par l'agriculture. On a aussi pu y construire des tours de guets, ou de petites fortifications.

Quelques exemples dans le monde

Amérique précolombienne

Canada

Le plus ancien tumulus d'Amérique du Nord (vers -5500) se trouve à L'Anse Amour. Un autre site est le tumulus Augustine, à Metepenagiag.

Territoire des États-Unis

Article détaillé : Mound Builders.

La culture des bâtisseurs de tumulus («mound» en anglais) s'est épanouie du Ier millénaire av.  J. -C. au VIIIe siècle dans une grande partie des États-Unis actuels. Les premiers tertres ont été aménagés vers 3 400 avant J. -C. [1] Les Adenas semblent être les premiers à pratiquer l'art de la poterie ainsi qu'à enterrer leurs chefs sous des tumuli. Les Hopewells ou leur ont succédé dans la vallée de l'Ohio du Ier siècle av. J. -C. au VIIIe siècle. Ils enterraient leurs morts avec des bijoux et des objets précieux, toujours sous des tumuli. Enfin la civilisation du Mississippi reprend la tradition en érigeant des tertres monumentaux.

De nombreux tumuli ont été détruits à cause de l'agriculture, des fouilles sauvages ou la construction d'équipements. Les sites les plus connus aux États-Unis sont :

Angleterre

Silbury Hill

Silbury Hill

Article détaillé : Silbury Hill.

Silbury Hill est un tumulus de 40 mètre de haut, 167 mètres de diamètre à la base, localisé près d'Avebury, comté de Wiltshire, Angleterre. Il est donné pour le plus grand tumulus d'Europe[4].

Il n'a jamais révélé de structure funéraire interne malgré les recherches effectuées depuis le XVIIIe siècle.

Sutton Hoo

Article détaillé : Sutton Hoo.

Ce groupe de tumuli, qui abritait surtout la tombe d'un roi anglo-saxon du VIe siècle, a révélé aux archéologues un véritable trésor désormais exposé au British Museum. On y a retrouvé un bateau tombe.

Belgique

Tumulus d'Hottomont
Article détaillé : Tumuli de Belgique.

Bulgarie

Chine

Article détaillé : Pyramides chinoises.

La Chine compte de nombreux tumuli abritant la sépulture de hautes personnalités, essentiellement dans la vallée de la rivière Wei (province du Shaanxi), où on trouve 65 sépultures d'empereurs allant de la dynastie des Qin à celle des Tang, et plus de 200 d'autres personnalités (impératrices, princes, princesses et hauts fonctionnaires).

Égypte antique

Les Égyptiens de l'Antiquité ont utilisé les tumuli pour enterrer leurs morts jusqu'à la fin de période prédynastique. C'est n'est qu'à l'Ancien Empire que les mastabas (puis les pyramides) prendront le pas sur les tumuli ; en premier lieu pour les pharaons, puis pour les nobles et les notables.

Tumulus de la nécropole de la Banditaccia à Cerveteri.

Pour les Égyptiens, le tumulus représente la butte émergeant de l'océan essentiel d'où naquit le soleil dans la mythologie héliopolitaine.

Étrurie

Les Étrusques ont utilisé les tumuli pour la sépulture de leurs morts. Les tombes enfouies étaient fréquemment ornées de fresques et regroupées en nécropoles, comme à Monterozzi, Cerveteri ou Populonia (Italie).

France

Les tumuli de Bougon (Deux-Sèvres)

Article détaillé : Tumulus de Bougon.

Il s'agit d'un ensemble de cinq tumuli regroupés sur un seul et même site, à Bougon. Cas assez rare, la construction et l'utilisation de ceux-ci s'est étalée sur une très longue période, de 4 500 à 3 000 ans avant J-C. Il s'agit de l'une des plus anciennes nécropoles mégalithiques d'Europe occidentale.

Le tumulus Saint-Michel de Carnac

Le tumulus Saint-Michel de Carnac

Ce tumulus fut construit entre 5000 et 3400 avant J. -C. (au Néolithique).

À la base, il est long de 125 mètres et large de 60 mètres et mesure 12 mètres de haut. Il a obligation 35 000 mètres cubes de pierres et de terre. Sa fonction était la même que celle des pyramides d'Égypte, tombeau pour les membres d'une élite, il contenait divers objets funéraires pour la majorité exposés dorénavant au Musée de la Préhistoire de Carnac.

La chapelle érigée dessus, construite en 1663, fut détruite en 1923 pour être reconstruite comme une copie conforme en 1926[5].

Les tumulus de champ Châlons de Courçon

Article détaillé : Tumulus de champ Châlons.

Sur le site localisé dans la forêt de Benon, sur la commune de Courçon, sont implantés cinq tumuli.

Le tumulus de Dissignac

Article détaillé : Tumulus de Dissignac.

Le dolmen du Lamalou (Hérault)

Ce tumulus n'est aujourd'hui pas recouvert de terre (le fut-il?) et sa structure de pierre sèche (calcaire) est apparente. Il fait partie des rares dolmens héraultais à être toujours couverts et enserré par un gros tumulus.

Le dolmen de la bergerie de Panissière (Gard)

Le tumulus de pierre sèche de ce dolmen est original (mais pas unique)  : son pourtour est délimité par un cercle de pierres levées intégrées à la totalité (le «péristalithe»).

Le tumulus du Péré

Article détaillé : Tumulus du Péré.
Le tumulus Saint-Fiacre de Melrand, Morbihan

Le tumulus de Saint Fiacre en Melrand (Morbihan)

Article détaillé : Tumulus de Saint Fiacre.

Les tumuli d'Appenwihr (Haut Rhin)

Sur le ban de la commune d'Appenwihr, dans la forêt de Kastenwald, se trouve un groupe de neuf tumuli de hauteur modeste (environ 1, 50 m). À quelques centaines de mètres au nord-ouest de ce groupe, se dresse un tumulus d'une hauteur de 4 à 5 mètres qui n'a jamais été fouillé.

Sept des tumuli du groupe ont été fouillés, l'un ayant été détruit par la contruction de la départementale D1 et un autre n'a pas fait le sujet de fouilles. Ils ont été datés de l'époque du Bronze moyen et le résultat des fouilles est exposé au musée d'Unterlinden à Colmar.

Irlande

Article détaillé : Newgrange.

Japon

Suède

Les tumuli de Vitlycke - Tanum en Norvège

Suisse

Est de l'Europe

Pologne

Russie et Ukraine

Article détaillé : Kourgane.


Notes et références

  1. Andrew O'Hehir, «La huitième merveille du monde : les grandes pyramides du Mississippi» dans Courrier international, n°983, 3-09-2009, [lire en ligne]
  2. Larry J. Zimmerman, Les Indiens d'Amérique du Nord, Gründ, Paris, 2003 (ISBN 2-7000-3114-8) , p. 48
  3. Larry J. Zimmerman, Les Indiens d'Amérique du Nord, Gründ, Paris, 2003 (ISBN 2-7000-3114-8) , p. 33
  4. Atkinson, 1967
  5. Informations recueillies sur un panneau du Ministère de la culture et de la communication à Carnac

Voir aussi

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